mardi 4 décembre 2018

L'Esquive (Sylvie-Catherine De Vailly)

Sylvie-Catherine De Vailly. – L’Esquive. Une enquête de l’inspecteur Jeanne Laberge – Montréal : Recto Verso, 2018. 226 pages.

 
Polar






Résumé : Il y a maintenant quatre ans que Marion a disparu. Depuis cette nuit fatale du 5 mai 1976, la vie de Jeanne Laberge, première femme inspecteur de police au Québec, n'est plus la même. Laberge sait pertinemment que, avec le temps, les chances de retrouver un enfant kidnappé s'amenuisent. Mais sa conviction est inébranlable: un jour, elle tiendra de nouveau sa fille dans ses bras.

Garder espoir n'est toutefois pas chose facile, surtout quand les recherches sont au point mort. Pour tenir le coup, l'inspecteur occulte sa propre vie et s'abrutit de travail. Au cours d'une enquête, le retour d'une vieille connaissance la fera émerger de sa torpeur. À qui appartiennent ces ossements d'enfant, découverts aux abords du cimetière Côte-des-Neiges? Les événements se précipitent et obligeront Jeanne à prendre de dangereuses décisions.

Commentaires : Je me suis immiscé dans l’œuvre de Sylvie-Catherine De Vailly, anthropologue de formation et romancière, par la porte du cinquième tome de la série « Jeanne Laberge ». Et ce n’est peut-être pas une bonne idée, n’ayant pas été imprégné des aventures précédentes auxquelles ce polar fait référence. Une auteure que je découvre sur le tard. Il y a tant à lire !

L’Esquive nous entraîne dans un récit dont l’issue est imprévisible. Celui d’une femme déterminée, à l’aube de la quarantaine, qui traverse une période difficile et qui trouve dans l’opium une certaine forme de soulagement. Dépressive, elle doit enquêter sur le meurtre d’un homme poignardé par sa femme pendant son sommeil. Un homme dégoûtant et méprisant, batteur de femme, qu’elle aimait éperdument. Un prétexte pour l’auteure de livrer ses réflexions personnelles sur la condition féminine.  
 
Un roman résolument féministe dont j’ai grandement apprécié le style et la plume de l’écrivaine. Une brochette de personnages bien caractérisés et déterminés dans l’action, un récit crédible aux images fortes malgré certaines répétitions. Un roman policier bien enrobé qui donne le goût de remonter aux origines du personnage de Jeanne Laberge.

Un polar que je vous recommande.

Ce que j’ai aimé : La qualité du récit, sa crédibilité, les réflexions de l’auteure. La finale imprévisible qui ouvre sur une suite qui s’annonce ardue pour le personnage principal.

Ce que j’ai moins aimé : Quelques récurrences dans le récit.

 

Cote :

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