dimanche 19 janvier 2020

L’enquête (Juan José Saer)

Juan José Saer. – L’enquête. – Paris : Le Tripode. – 2019. – 190 pages.

Polar

Si vous aimez les phrases qui n’en finissent plus au point de constituer de longs paragraphes, des descriptions à n’en plus finir, un long détour avant d’en arriver à cette enquête dont j’avais presque deviné l’issue au premier quart du roman, ce « polar » est pour vous. La maquette de la couverture de première parle d’elle-même.

Difficile de faire lien entre les interminables palabres « exotiques » autour des souvenirs du narrateur omniscient et la mince affaire policière concernant 28 meurtres en série dont la majorité dans le même arrondissement de Paris dont la solution est dévoilée en quelques paragraphes à la toute fin de l’opus qui, heureusement, compte moins de 200 pages (tout de même 40 $ CAN).

En passant, j’aimerais bien qu’on m’explique comment quelqu’un peut déboucher une bouteille de champagne pour y introduire une substance illicite – jusque-là il n’y a aucun problème – pour ensuite la reboucher, la sceller à nouveau  et la rapporter au supermarché pour la remettre à une future victime !

Bon, vous avez compris que je n’ai pas apprécié, me contentant de parcourir en diagonale le récit d’une qualité littéraire irréprochable, pour qui aime ce style, pour me concentrer sur ce que je croyais essentiel : l’enquête. À vous de porter votre propre jugement.
 

Originalité/Choix du sujet :
***
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
**
Psychologie des personnages :
****
Intérêt/Émotion ressentie :
**
Appréciation générale :
**

vendredi 17 janvier 2020

Quand j’étais Théodore Seaborn (Martin Michaud)

Martin Michaud. – Quand j’étais Théodore Seaborn. – Montréal : Éditions Goélette, 2015. – 423 pages.

Thriller

Encore un autre excellent roman de Martin Michaud, son septième dans lequel il nous entraîne au cœur du fief de l’État islamique, en Syrie. Une œuvre de fiction plus que réaliste. Une histoire incroyable, intriquée à un contexte historique contemporain, qui déborde de renversements de situation jusqu’à la fin. Avec une belle surprise à mi-chemin. Un opus qui annonce d’une certaine manière la cinquième enquête de Victor Lessard : Ghetto X. De quoi réfléchir sur les choix et les décisions qui influencent notre futur.
 

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
*****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
*****
Appréciation générale :
*****

vendredi 10 janvier 2020

Sous la surface (Martin Michaud)

Martin Michaud. – Sous la surface. – Montréal : Éditions Coup d’œil, 2015. – 416 pages.

Thriller
 
Avec Sous la surface, Martin Michaud nous transporte dans un tout autre univers que celui de son enquêteur fétiche, Victor Lessard. On est ici en pleine investiture démocrate pour la présidence des États-Unis. Un thriller tricoté serré, un savant mélange de « meurtres, morts violentes, parfum de scandale, soif du pouvoir, complots, dissimulation, mensonges, trahison, tractations secrètes et tromperies ». Dès les premiers chapitres, impossible de décrocher. Le rythme est soutenu, les personnages crédibles, l’ambiance glauque. Quelques coquilles. Une pleine maîtrise des caractéristiques de ce genre littéraire. Inspirant.


Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
****
Intrigue :
*****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
*****
Appréciation générale :
*****

mardi 7 janvier 2020

Violence à l’origine (Martin Michaud)


Cette quatrième enquête de Victor Lessard « marque la fin d’un cycle » comme le mentionne l’auteur en postface. Et « plusieurs sous intrigues laissées […] en suspens dans les premiers tomes de la série trouvent leur résolution. » Alors qu’une porte reste ouverte pour le futur. Encore une fois une enquête des plus complexes au cours de laquelle les émotions des intervenants sont à vif. Contrairement à la série télévisée où la structure du récit a été fortement recomposée, il est peu mention dans le texte du drame qu’a vécu Victor Lessard au cours de son adolescence. Un bémol, quant à moi : la finale sur le mont Royal sous un orage qui y déverse une pluie diluvienne : cette histoire de treuil, de câble d’acier… Spectaculaire, mais peut-être invraisemblable. Je me suis également demandé comment Victor Lessard peut allumer une cigarette sous un tel déluge. Mais bon. Il n’en reste pas moins qu’on a entre les mains un excellent Martin Michaud.

Originalité/Choix du sujet :
*****
Intrigue :

*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
*****
Appréciation générale :
****





 

lundi 30 décembre 2019

Je me souviens (Martin Michaud)

L’univers du sergent-détective Victor Lessard et de sa co-équipière, la décapante Jacinthe Taillon, continue de se construire  dans cette troisième enquête complexe qui semble avoir des liens avec l’assassinat du président John F. Kennedy et l’enlèvement par le FLQ du diplomate britannique James Richard Cross. 630 pages où s’accumulent les indices, les pistes (vraies ou fausses) concernant des assassinats en série, dont deux, à l’aide d’un étrange instrument d’inspiration médiévale. Encore une fois, Martin Michaud nous tient en haleine jusqu’à la toute fin, dans une intrigue palpitante entrecoupée de souvenirs d’événements politiques qui ont marqué le Québec. Une lecture que j’ai beaucoup appréciée même si j’avais vu quelques mois plus tôt l’adaptation de cette œuvre littéraire sous forme de minisérie télévisuelle.

 
Originalité/Choix du sujet :

Qualité littéraire :

Intrigue :

Psychologie des personnages :

Intérêt/Émotion ressentie :

Appréciation générale :

jeudi 26 décembre 2019

Il ne faut pas parler dans l’ascenseur (Martin Michaud)

Ce premier roman de Martin Michaud publié initialement en 2010 contient une partie des fondamentaux qui constituent la série d’enquêtes de Victor Lessard. Un scénario intriguant, une enquête qui progresse à un rythme qui s’accélère progressivement pour se terminer sur les chapeaux de roues. Un mélange d’ésotérisme et de lucidité en quête d’un criminel qu’on a hâte d’identifier. Et l’auteur nous fera patienter jusqu’aux derniers chapitres. Difficile de décrocher une fois la lecture amorcée.
 




Originalité/Choix du sujet :

Qualité littéraire :

Intrigue :

Psychologie des personnages :

Intérêt/Émotion ressentie :

Appréciation générale :

lundi 23 décembre 2019

La pyramide de boue (Andrea Camilleri)

Dernière enquête du commissaire Salvo Montalbano dans le village sicilien fictif de Vigata. Une affaire de corruption sans l’industrie de la construction menée avec l’humour qu’on lui connaît et  de main de maître. Amateur de plats cuisinés simples et typiques de la cuisine sicilienne, il sait encore une fois se fier à son intuition et démasquer les mafieux. Le tout raconté et traduit dans une langue française qui s’inspire de la syntaxe sicilienne. « Le commissaire Montabalno je suis » est un exemple où le verbe est à la fin de la phrase. Ou encore : « Je demande compression et pardonnement, mais étant distraitable, je me fis une oubliance ». Ce qui donne à la fois à la narration et aux dialogues une couleur locale à laquelle le lecteur s’habitue au gré des chapitres.

Bon rythme et bon suspense. Lecture rafraîchissante campée une atmosphère pluvieuse « comme vache qui pisse » et un décor boueux, « métaphore de la société corrompue et déliquescente dans laquelle le commissaire doit se battre ». Je vous le recommande.
 

Originalité/Choix du sujet :

Qualité littéraire :

Intrigue :

Psychologie des personnages :
¶¶
Intérêt/Émotion ressentie :

Appréciation générale :

jeudi 19 décembre 2019

J'ai tué Kennedy (Manuel Vásquez Montalbán)

Heureusement que Manuel Vásquez Montalbán a mis de côté les « ellipses et les délires » dans la rédaction de ce pseudo polar des aventures de son détective privé Pepe Carvalho ! Je n’ai rien compris à cette pseudo enquête qui, heureusement, est disponible à peu de frais en Points. En fait, la note de l’auteur en page préliminaire résume l’œuvre :

« Les personnages historiques qui apparaissent dans ce roman sont volontairement falsifiés et n’ont d’existence que dans les photographies et dans les images qu’en conne la culture de masse. Les rapports qu’ils ont entre eux ne sont jamais ni humain ni vrais. Qu’il me soit permis de rejeter sur leurs programmateurs la responsabilité de toute exagération déformante. »

Amateurs de science-fiction échevelée, quasi hystérique, à vous de vous faire une tête !



Originalité/Choix du sujet :

Qualité littéraire :

Intrigue :

Psychologie des personnages :

Intérêt/Émotion ressentie :

Appréciation générale :

 

mercredi 18 décembre 2019

Une vérité à deux visages (Michael Connelly)

Un autre excellent Connelly mettant aussi en vedette l’avocat de la défense, J. Michael "Mickey" Haller.

Bénévole aux affaires non résolues pour la police de San Fernando, Harry Bosch enquête sur le meurtre d'un père et de son fils, employés dans une pharmacie. Tandis qu'il est sur la piste d'un trafic de médicaments antidouleurs, il est accusé d'avoir falsifié des preuves pour envoyer un tueur en série dans le couloir de la mort trente ans plus tôt.

La lecture terminée, on peut déjà imaginer qu'Harry Bosch sera bientôt de retour dans une nouvelle enquête.

  
Originalité/Choix du sujet :

Qualité littéraire :

Intrigue :

Psychologie des personnages :

Intérêt/Émotion ressentie :

Appréciation générale :

vendredi 13 décembre 2019

Les roses de la nuit (Arnaldur Indridason)


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Pas le meilleur de la série. Mais quand même un bon polar qui laisse malheureusement des portes ouvertes que l'auteur aurait pu refermer.
 
Originalité/Choix du sujet :

Qualité littéraire :

Intrigue :

Psychologie des personnages :

Intérêt/Émotion ressentie :

Appréciation générale :