Touche pas à mon cadavre (André Marois)


André Marois. – Touche pas à mon cadavre. – Montréal : Héliotropre, 2026. – 210 pages.

 

 

Polar

 

 

 

Résumé :

 

Depuis qu’il a été arrêté en état d’ébriété, Roger, un entrepreneur en bâtiment, fait preuve d’une prudence exemplaire au volant de son pick-up. Jusqu’au soir où, par une pluie torrentielle sur le chemin du Parc, pressé de rentrer boire une bière ou quatre, il percute à mort un cycliste. Craignant pour son permis, Roger décide de cacher le corps dans un coffre en attendant de pouvoir le faire disparaître pour de bon.

 

Sauf que la Mastigouche en crue le devance et emporte avec elle le coffre dans ses eaux déchaînées. Heureusement pour Roger, sa voisine Jacqueline a un marché à lui proposer…

 

 

Commentaires :

 

Si, comme moi, vous avez aimé « Bienvenue à Meurtreville » (2016) – lu avant la création de ce blogue –, « Irrécupérables » (2021) et « La sainte paix » (2023) réunis sous l’appellation des « chroniques de la Mastigouche », vous tomberez encore sous le charme de la plume empreinte d’humour noir d’André Marois.

 

André Marois a imaginé un scénario bien ficelé, aux événements qui se chevauchent, aux dialogues savoureux et qui s’étale sur 25 courts chapitres aux titres résumant chaque portion de l’histoire : Noyade interdite ; Toute la pluie tombe sur moi ; Qui vole un coffre vole un mort ; Un macchabée n’attend pas l’autre ; La mort ça coûte cher ; La parole est aux déchets ; Si six scies scient six cyprès ; L’art des petites bulles ; Qui tue qui ? ; La revanche du pédalo... Une histoire dans laquelle l’enquêteur peine à découvrir le ou les coupables du ou des meurtres, ce que – en grande partie – le lecteur apprend avant lui, créant un décalage narratif particulièrement efficace.

 

Dans « Touche pas à mon cadavre », vous retrouverez deux personnages du roman précédent qui incarnent les zones claires et sombres de la nature humaine, au cœur des codes du polar:

 

·        le sergent Steve Menzec au « maudit karma de loser » qui, « dans les dernières années [...], s’est cassé le nez sur tous ses dossiers, cumulant [...] des ratés [qui] l’ont un peu isolé vis-à-vis de ses collègues [qu’il évite] et qui privilégie les patrouilles en solo. »

 

·        Jacqueline Latourette, la marcheuse « voisine d’en face » de la défunte Mad Madeleine – sur l’autre rive de la rivière – dont le chalet a été acheté par une famille de Longueuil qui a « transformé l’espace sonore de ce mini-paradis en incubateur de tapage diurne insupportable. »

 

Et de nouveaux acteurs tous aussi colorés les uns que les autres :

 

·        l’entrepreneur en construction Roger Dubord, condamné à « souffler dans ce maudit éthylomètre » avant de pouvoir démarrer son F-150 à la recherche d’un coffre de jardin jaune acheté chez Canadian Tire ;   

·        Dimitri Lee, le « colon à vélo électrique », « kamikaze électrifié » ;

·        Jack Lederman qui n’a jamais reçu les caissons de cuisine commandés chez IKEA ;

·        le « néandertalien » Fabrice Bronze dit « le Fabuleux », petit truand prêt à intimider tout ce qui bouge, y compris son voisin timoré d’en face.

 

Sans oublier la Mastigouche et ses rives inondées qui prend sa source dans la municipalité de Saint-Zénon pour se déverser 58 kilomètres plus loin dans le lac Maskinongé, et qui joue, encore une fois, un rôle central dans cette saga.

 

En page liminaire, l’auteur a pris soin d’assurer ses arrières par rapport aux résidents de la région qu’il connaît bien en déclarant que les « personnages, leurs adresses et l’intrigue qui les voit évoluer dans ce roman sont complètement imaginaires (heureusement). Une précaution élémentaire quand on lit, à la page 127 :

 

« Le type stoppe malgré lui, regardant par en dessous. Il ne veut visiblement pas collaborer. Le sergent a souvent remarqué cette attitude chez les gens de Mandeville : ici chacun se débrouille avec ses troubles. On demande toujours de l’aide à ses chums avant d’appeler la police. On règle ça entre nous. »

 

Dans les polars d’André Marois, les criminels sont généralement des gens ordinaires dont la complicité a germé à partir d’événements imprévus qui les entraînent bien malgré eux. C’est encore le cas avec les « criminels » qui se dévoilent dans « Touche pas à mon cadavre » :

 

« Un lien s'est créé entre ces deux-là. Et leurs actes meurtriers les rapprochent un peu plus. Une sorte de complicité sincère et morbide, sans culpabilité aucune. Nous avons tué et nous ne faisons pas semblant qu'il ne s'est rien passé. Ce n'est pas une gloriole, mais ce n'est pas anodin, loin de là. En causer entre assassins, ça fait du bien, comme le font sans doute les anciens combattants ou les professeurs de mathématiques à la retraite. »

 

Ce qui fait la force de ce roman, c’est ce juste équilibre entre noirceur et légèreté. Le polariste maîtrise une écriture qui le caractérise : un humour parfois grinçant, jamais gratuit : le rire ne désamorce pas la violence ; il la rend plus déroutante. La finale en témoigne.

 

L’intrigue, construite en strates successives, entraîne le lecteur dans des fils narratifs qui s’entrecroisent sans jamais se perdre, chaque chapitre agit comme une relance du précédent.

 

Le style d’André Marois est très coloré, à preuve ces quelques extraits qui illustrent bien la qualité littéraire du récit :

 

« Après dix pas dehors, il est déjà trempé comme un biscuit soda dans une soupe. »

 

« Au réveil, le bruit sur le toit ne trompe pas ; il tombe encore des clous, et pas des petits pour la finition. »

 

« Il est prouvé que la marche stimule la réflexion. Les moines sauvent la planète plusieurs fois par jour en tournant en rond dans leurs cloîtres. »

 

« Le gars par terre ne remue plus d’un cil. Ses pupilles sont dilatées, du sang coule de son oreille droite, façon Trump, mais lui, il ne l’a pas raté. »

 

Au passage il glisse une réflexion plus sérieuse...

 

« Si la vieillesse est un naufrage, peut-on qualifier la solitude de marasme ? »

 

... ou un clin d’œil à la chanson « Je danse dans ma tête » écrite par Luc Plamondon et chantée par Céline Dion...

 

« Roger hausse les épaules et la quitte sans la saluer, en traînant les pieds. Avec des canettes de bière qui dan-dan-dan-dansent dans sa tête. »

 

... ou encore à un professeur de littérature imaginaire de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), en sabbatique pour l’année à Marseille, qui « travaille sur un essai intitulé Vengeance, polar et humour noir [...], une thèse comparée sur des romans policiers québécois et français. Il paraît que le crime peut faire rire. »

 

J’y ai aussi appris un « truc pour masquer son numéro personnel : composer « #31# avant le numéro qu’on souhaite appeler. Notre identifiant  apparaît alors comme inconnu. »

 

Au-delà de l’enquête policière, l’auteur porte un regard sur l’écosystème d’une communauté rurale et forestière qu’il connaît bien. Sans l’idéaliser ni la caricaturer, il y campe, comme dans ses romans précédents, des personnages avec leurs contradictions, leurs frustrations et leurs valeurs morales, confrontés à la banalité d’événements imprévisibles et à l’irréparable dans la solution qui s’impose pour s’en sortir la tête haute.

 

J’aimerais également souligner la qualité du rythme : aucun temps mort, aucun raccourci. Tout concourt à maintenir une dynamique narrative efficace, sans sacrifier la psychologie des personnages ni les dialogues savoureux.

 

Quelle synchronicité de lire ce polar, dont l’action se déroule en avril sous des pluies diluviennes faisant déborder la Mastigouche – magnifiquement illustrées en couverture par Antoine Fortin –, alors qu’au même moment, au Québec, des milliers de riverains sont touchés par la crue printanière !

 

En conclusion, une évidence s’impose : avec « Touche pas à mon cadavre », André Marois signe un polar particulièrement abouti, à la fois maîtrisé, mordant et profondément ancré dans son territoire, comme le propose la collection Héliotrope Noir. Intelligent et divertissant sans être superficiel, il occupe une place prépondérante dans mon palmarès de la littérature de genre québécoise. À quand la cinquième chronique meurtrière de la Mastigouche ?

 

* * * * *

 

Né en France, André Marois vit au Québec depuis 1992. Il est l’auteur de nombreux romans noirs. « Bienvenue à Meurtreville » inaugure, en 2016, ses chroniques de la Mastigouche chez Héliotrope. Viendront ensuite « Irrécupérables », puis « La sainte paix », qui remporte en 2024 le Prix du meilleur roman policier de langue française publié au Canada. Son roman « Je ne suis pas fou », initialement paru en 2019, a vu le jour dans une édition illustrée par Gérard DuBois en 2025.



Je tiens à remercier les éditions Héliotrope pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 


Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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Crime dans les cendres (Kathy Reichs)


Kathy Reichs. – Crime dans les cendres. – Montréal : Robert Laffont, 2025. – 309 pages.

 

 

Polar

 

 

 

Résumé :

 

L'anthropologue judiciaire Temperance Brennan se retrouve à Washington, au cœur d'une enquête sur un incendie criminel entouré de mystère et de violence.

 

Redoutant toujours les enquêtes sur des lieux incendiés, Tempe est appelée à analyser les dépouilles des victimes d'un brasier mortel, et voit ses inquiétudes confirmées. L'immeuble dévasté se trouve dans Foggy Bottom, un quartier coloré au passé tumultueux.

 

Pour cette enquête, Tempe s'adjoint une nouvelle alliée en la personne d'Ivy Doyle, une journaliste de la télé. Ensemble, elles apprennent que, dans les années 1930 et 1940, l'immeuble était le repaire de contrebandiers et de trafiquants connus comme le « gang de Foggy Bottom ». Quoique pittoresque, l'information semble peu pertinente jusqu'à ce que le fils d'un membre du gang soit tué par balles chez lui dans un quartier aisé du district. Coïncidence ou agression ciblée ?

 

Peu à peu, l'instinct de Tempe l'amène à soupçonner l'évidence : depuis son arrivée à Washington, ses faits et gestes sont anticipés par quelqu'un, et toutes les pistes semblent renfermer un danger mortel.


 

Commentaires :

 

Vingt-troisième enquête de Temperance Brennan, Kathy Reichs poursuit une série en s’appuyant sur ce qui fait sa marque de commerce : une solide expertise en anthropologie judiciaire et un souci du détail scientifique difficile à prendre en défaut.

 

Cette nouvelle intrigue, ancrée dans un contexte d’incendies criminels, n’est pas sans évoquer certains événements marquants survenus à Montréal, notamment ceux survenus dans le Vieux-Montréal le 16 mars 2023, qui ont causé la mort de sept personnes et fait neuf blessés, dans un immeuble où plusieurs logements étaient loués illégalement sur la plateforme Airbnb. Ce contexte confère au roman une résonance particulière. Pourtant, malgré ce point de départ prometteur, le roman peine à convaincre sur le plan narratif.

 

Le récit s’articule autour d’une affaire complexe mêlant plusieurs éléments : une série d’incendies criminels, une entreprise au cœur des soupçons, des ramifications criminelles avec le gang des Warring, et un nombre important de personnages. Je dois avouer m’y être parfois perdu en cours de lecture.

 

Sur le papier, tous les ingrédients d’un polar sont réunis. Dans les faits, cette accumulation dilue l’impact de l’intrigue. La multiplication des pistes et des intervenants rend la lecture parfois confuse, sans pour autant générer une tension soutenue. On suit l’enquête avec intérêt, mais sans réelle sensation d’urgence.

 

Le rythme est lent et le suspense, pourtant essentiel dans ce type de récit, demeure en retrait. C’est sans doute là que le roman déçoit le plus. Les chapitres se succèdent sans véritable montée dramatique. Les « chutes » en fin de certains chapitres laissent parfois entrevoir des développements plus percutants… que la suite ne confirme pas toujours. Il en résulte une certaine frustration, comme si le roman promettait plus qu’il ne livre réellement. On est loin du tourne-page comme je les aime. Bien sûr, l’intrigue progresse, mais sans véritable tension, sans ces rebondissements qui maintiennent le lecteur en alerte.

 

Là où Kathy Reichs excelle – et se montre particulièrement convaincante –, c’est dans la dimension médico-légale du récit. Son expertise en anthropologie judiciaire demeure le point fort incontestable du roman. Les descriptions des corps (pp. 92-93), des autopsies (pp. 116-117), des effets physiques des incendies sur les victimes (pp. 58-59), des ruines après sinistre (p. 57) sont précises, détaillées et crédibles. Ces passages apportent une valeur ajoutée sur le plan informatif avec son approche pédagogique, qui distingue ce roman d’autres polars plus conventionnels.

 

Malgré la complexité de l’affaire, l’intrigue demeure relativement banale. Elle donne parfois l’impression de tourner en rond, multipliant les détours sans réelle progression dramatique. Certains passages s’étirent inutilement, alourdissant un rythme déjà lent.

 

Le roman réserve toutefois une surprise du côté de l’identité des criminels, dont la révélation s’avère étonnante. En revanche, la résolution de l’identification de la quatrième victime laisse une impression plus mitigée. La conclusion apparaît abrupte, comme si certains fils narratifs étaient attachés un peu trop rapidement après une mise en place pourtant longue.

 

Avec « Crime dans les cendres » dont la version publiée en France porte le titre « D’os et de cendres », Kathy Reichs livre un roman probablement fidèle à l’esprit de la série, n’ayant lu il y a quelques années qu’un autre titre qui m’avait laissé sur mon appétit. Si l’expertise scientifique demeure irréprochable, l’intrigue, trop étirée et insuffisamment soutenue, laisse une impression en demi-teinte.

 

Malgré ses limites, le roman n’est pas dénué de moments plus légers, comme en témoignent ces deux passages :

 

« Le matin n’arrivait pas à se décider sur la tournure qu’il allait prendre. Continuer à pleuvoir ? Opter pour le soleil ? »

 

« Un visage en lame de couteau, un long cou, une pomme d’Adam grosse comme un kiwi, des cheveux gris et raides, qui reculaient sur son front. Pas l’Oscar du physique le plus ingrat, mais parmi les nommés, c’est sûr. »

 

Ce polar intéressera certainement les inconditionnels de Temperance Brennan. Il risque de décevoir les lecteurs à la recherche d’un récit plus tendu et plus captivant parce que, dans un polar, la précision ne remplace jamais le frisson.

 

* * * * *

Née à Chicago, Kathy Reichs (Kathleen Joan Toelle « Kathy » Reichs ) est anthropologue judiciaire à Montréal et professeur d'anthropologie à l'université de Charlotte, en Caroline du Nord. Elle vit au Canada et partage son temps entre son travail à l'Office of the Chief Medical Examiner en Caroline du Nord et au Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale du Québec. Elle fait partie des quatre-vingt-huit anthropologues judiciaires certifiés par l'American Board of Forensic Anthropology, est membre du conseil d'administration de l'Académie américaine de police scientifique et collabore fréquemment avec le FBI et le Pentagone en plus de donner de nombreuses conférences dans le monde entier

Elle s'impose en France dès son premier roman, « Déjà dead » (1998, récompensé par le prix Ellis), dans lequel apparaît pour la première fois son héroïne Temperance Brennan, également anthropologue judiciaire.

Depuis, les versions françaises de la série Temperance Brennan sont publiées aux éditions Robert Laffont. De 2010 à 2016, elle a publié une nouvelle série de romans (Viral) écrite avec son fils Brendan Reichs.

 

Kathy Reichs participe également à l'écriture du scénario de Bones, adaptation des aventures de Temperance Brennan pour la télévision, dont elle est aussi productrice.

 

 

Je tiens à remercier les éditions Robert Laffont pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 

 

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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