Maudit refuge (Sylvain Turner)



Sylvain Turner. – Maudit refuge. – Montréal : Mains libres, 2026. – 227 pages.

 

 

Polar

 

 

 

Résumé :

 

La transformation d'une église en refuge pour personnes en situation d'itinérance inquiète la population d'un quartier montréalais. Si certains citoyens sont favorables à l'implantation d'un centre, la plupart d'entre eux craignent qu'il attire surtout les éclopés des quartiers chauds. Les incivilités et les actes criminels recensés dans les jours suivant l'ouverture du refuge font craindre le pire à ses voisins. Entre alors en scène un énigmatique personnage qui se donne pour mission de sauver le quartier. Jusqu'où ira-t-il pour chasser les plus démunis ? Réussira-t-il à obtenir la fermeture ou le déménagement du refuge ? Combien de victimes fera-t-il avant d'être démasqué ?

 

 

Commentaires :

 

J’ai découvert Sylvain Turner à la lecture de son premier polar, « En mémoire des filles », publié en 2024. C’est donc avec un intérêt particulier que je me suis plongé dans « Maudit refuge », un deuxième polar dans lequel certains personnages du premier opus reprennent du service.

 

C’est notamment le cas de Mathieu Valois, propriétaire d’une entreprise d’extermination de punaises de lit, de coquerelles, de cafards et de rats, qui contribuera à l’enquête. L’auteur fait également référence au premier roman en mentionnant le beau-frère de l’exterminateur, Bernard Beaupré, dont il a acquis l’entreprise trois ans plus tôt. Ce dernier est alors « détenu à l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel » pour avoir « incendié le repère de criminels » [prétexte pour faire intervenir à nouveau les] « Blood Bastards, l’un des gangs les plus redoutables au pays » qui géraient le Paradisio, un salon de massages érotiques du centre-ville où ils exploitaient des jeunes femmes, des mineures pour la plupart, dont la fille unique de Beaupré âgée de 15 ans.

 

J’ai aussi fait la connaissance d’un nouveau personnage, Lucien Luneau, un ex-journaliste qui publie des billets sur son blogue « L’informateur de Sainte-Madeleine ». Ce deuxième roman m’a permis ainsi de retrouver l’univers de Sylvain Turner, qui conjugue son expérience de poète, de journaliste et d’écrivain à une intrigue policière ancrée dans notre réalité sociale. Le sort des personnes en situation d’itinérance, la crise du logement, les relations tendues avec le voisinage, les incivilités, les actes criminels, la prostitution, les agressions sexuelles commises par des religieux, le crime organisé, les surdoses « de cracks et autres merdes » et un « système de santé [...] incapable de répondre aux besoins de la population en matière de santé mentale » sont autant de sujets d’actualité qui font régulièrement les manchettes.

 

La première phrase du roman accroche le lecteur :

 

« Le soleil se lève dans un ciel de carte postale, sur un quartier qui sera bientôt le théâtre de drames humains comme il n’en a jamais connu. »

 

Dès le départ, l’auteur met en scène les habitués, aux « ventres rebondis », du café la Brûlerie, qui échangent des points de vue parfois divergents sur l’ouverture d’un tel refuge dans « une des plus belles [églises] de Montréal », un lieu que plusieurs ont fréquenté chaque dimanche durant leur enfance. Un mystérieux personnage, bientôt surnommé l’« Assassin du refuge », un tueur en série, décide de prendre les choses en main pour « sauver » son quartier. Il utilise pour ce faire une « arme » novatrice :

 

« Une drogue de synthèse composite, selon les analyses du Service des drogues dangereuses. De la xylazine, un tranquillisant utilisé en médecine vétérinaire pour le bétail, de la protonitazepyne, un opioïde au moins vingt fois plus puissant que le fentanyl, de l'oxycodone et différents produits chimiques permettant d'en optimiser la biodisponibilité. »

 

Bien documenté, Sylvain Turner intègre également à son intrigue des éléments techniques, notamment les méthodes de réalisation d’un portrait-robot génétique à partir de l’hémoglobine. De chapitre en chapitre, il s’emploie habilement à brouiller les pistes, en faisant planer les soupçons sur de nombreux individus portant un coton ouaté noir à capuche et une casquette de la même couleur. Le suspense est maintenu jusqu’à un rebondissement final tout à fait inattendu, qui révèle l’identité du véritable coupable.

 

Dans le chapitre intitulé « Des descentes aux enfers synchronisées », l’auteur donne la parole à deux des personnes sans abri hébergées dans le maudit refuge, les sexagénaires Marcel Michaud et Denise Dufour. Ils racontent comment ils en sont venus à tout perdre, à se retrouver dans la rue et à sombrer dans l’alcool, jusqu’à devoir ramasser des bouteilles et des canettes pour survivre au quotidien. Ces témoignages renforcent la crédibilité du récit et permettent à l’auteur d’ancrer son intrigue policière dans une réalité qui dépasse largement le cadre de la fiction.

 

« Maudit refuge » est un polar qui amène les lectrices et les lecteurs à interroger leur rapport aux personnes en situation d’itinérance, leurs peurs et leurs préjugés. Il met également en lumière les côtés sombres de la nature humaine et les contradictions d’une société qui, tout en souhaitant venir en aide aux plus démunis, éprouve des difficultés à les accueillir près de chez elle.

Avec ses 30 chapitres aux titres révélateurs répartis sur 225 pages, ce polar d’enquête à caractère social, menée par deux sergents-détectives mal assortis, Cindy Clark et Pierre Prophète, est un véritable tourne-page dont il est difficile de décrocher.

Le style direct et fluide de Sylvain Turner ajoute au plaisir de la lecture. Certaines descriptions de personnages sont de petits chefs-d’œuvre, comme celle-ci du propriétaire d’une discothèque du boulevard Saint-Laurent :

 

« Le septuagénaire au teint hâlé est vêtu d'une chemise bleu pâle démodée et d'un pantalon beige, couverts de taches. D'impressionnantes bagues en or ornent chacun de ses doigts poilus, et une chaîne aux larges mailles se balance autour de son cou à la peau flasque. Il dégage une puanteur corporelle que le parfum musqué de son après-rasage ne parvient pas à cacher, comme s'il avait commencé à se décomposer de l'intérieur. Dès que la sergente-détective pose les yeux sur lui, elle est frappée par sa maigreur, celle d'un cancéreux sur le point de perdre son combat contre la maladie. Son crâne parsemé de taches de vieillesse est ceint d'une couronne grise peu fournie, alors que dans l'ombre produite par son nez rappelant le bec d'un rapace tremble une moustache jaunie par la nicotine. Sous ses épais sourcils brillent des yeux de serpent d'un vert jaune, qui s'agencent à merveille aux cernes violacés bordés de points noirs s'étendant jusqu'au milieu de son visage. »

 

Le tic de langage à la française « du coup » revient dans certains dialogues et m’a paru moins naturel dans la bouche de personnages québécois. J’ai aussi eu quelques réserves quant à la crédibilité de deux scènes : celle où, le soir de l’Halloween, on poursuit celui qu’on croit être le coupable alors que celui-ci porte une tenue vestimentaire différente de celle du tueur, et celle de la rencontre dans un restaurant, où le coupable ne semble pas remarquer plusieurs personnes qu’il connaît ou a connues.

 

En conclusion, je me permets de citer cette appréciation de Norbert Spehner, qui résume bien mon impression de lecture :

 

« C'est une histoire captivante, au rythme fluide (ça se lit comme un charme), portée par une écriture soignée, efficace, au registre varié, allant du poétique au populaire, et peuplée de personnages colorés, oh combien humains, souvent pittoresques ou repoussants (...).

 

Ce roman confirme une fois de plus le talent de conteur de Sylvain Turner. »

 

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Né à Montréal en 1969, il est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. « En mémoire des filles », son premier polar, publié en 2024, a su retenir l’attention des critiques et de différents lectorats. Également poète, il cumule les lectures publiques, publie aussi en revue, et son deuxième recueil, « In extremis », lui a valu d’être finaliste au Prix d’excellence de la poésie 2023 du webzine La Métropole. Concepteur-rédacteur et traducteur, il est également chroniqueur littéraire à l’émission Libraire de force, diffusée sur les ondes de CIBL.

 

Je tiens à remercier les éditions Mains libres pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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Que la vérité tombe (Stéphane Ledien)

 


Stéphane Ledien. – Que la vérité tombe. – Montréal : Robert Laffont Québec, 2026. – 264 pages.

 

 

Polar d’espionnage

 

 

 

Résumé :

 

Dix jours après les attentats du 11 septembre 2001, Eddy Barcot, ancien champion du monde de boxe reconverti en homme de l'ombre, est envoyé à New York pour une mission simple : identifier le corps d'un homme d'affaires français envoyé par les services secrets français supposé mort dans l'effondrement des tours.

 

Mais très vite, l'affaire dérape. Des témoins affirment avoir vu la victime vivante après les attentats. Des services secrets s'agitent. Des mercenaires surgissent. La version officielle se fissure. Pris en étau entre les autorités américaines et des réseaux criminels internationaux, Barcot comprend qu'il est devenu un témoin qu'on veut faire taire. De New York à la France, entre trafics d'énergie, secret nucléaire, manipulations politiques et mensonges d'État.

 

 

Commentaires :

 

Je ne connaissais pas Eddy Barcot, le personnage que Stéphane Ledien avait dévoilé en 2015 dans un polar intitulé « Sur ses gardes » que je n’avais pas lu et dont l’auteur avait parlé lors d’un entretien à « Quelques nuances... d’auteur,e,s de polars », en 2026, à la Librairie La Liberté de Québec.

 

Je l’ai découvert dans une nouvelle aventure enlevante qui se déroule deux ans plus tard, dans « Que la vérité tombe », un tourne-page qui m’a tenu en haleine pendant deux jours. Ce polar d’espionnage multiplie les rebondissements et met en scène une galerie de personnages secondaires typiques du genre : agents des services secrets, policiers, mafieux, fier-à-bras et taupes... L’auteur nous livre un récit habilement construit et réaliste, au point que je me demande s’il a déjà fréquenté le milieu dans lequel il plonge son protagoniste. On y retrouve également quelques personnages du roman précédent, dont son amie Malika et le journaliste Rafik.

 

Au cœur de cette histoire se trouve la manipulation de l’information à laquelle Eddy Barcot est confronté. Lui-même narrateur, il est considéré par plusieurs comme un « emmerdeur en puissance » et en prend plein la gueule à plusieurs reprises. La trame dramatique se déroule dans un univers où rien ne semble tout à fait ce qu’il paraît, sur fond de réseaux criminels, de secrets stratégiques, de gisements d’uranium, d’attentats dits « terroristes » et d’intérêts politiques. Les coulisses du milieu de l’espionnage et le contexte de septembre 2001 contribuent à créer une atmosphère tendue autour de cette quête complexe de la vérité.

 

L’écriture de Stéphane Ledien est très efficace et contribue à soutenir le rythme du récit : 66 chapitres en 265 pages, des rebondissements jusque dans l’épilogue, des révélations distillées au compte-gouttes et des scènes d’affrontement très réalistes. Le tout est rédigé dans un style très cinématographique, comme en témoignent ces extraits :

 

« En chemin, les lumières des immeubles de bureaux m’avaient à moitié réveillé. Des deux côtés de l’Hudson, elles formaient un milliard d’étoiles qui, suspendues aux parois de verre, faisaient de grandes percées dans les ténèbres de cendre et de fumée toujours toxiques. »

 

« De loin, il avait la tête d’un Bogart lessivé, celui des mauvais jours. De près, ça ressemblait plus à un ex-détenu qu’on aurait passé à l’épluche-patates. »

 

« La pluie fouette de plus belle les trottoirs. [...] Dix secondes sous ce torrent suffiront à me transformer en serpillière. »

 

« Cheveux épais et bouclés, sourcils broussailleux ; un vague air de Michel Constantin et d’une époque du cinéma français que les moins de trente ans ne peuvent le connaître. »

 

Rien d’étonnant quand on connaît la culture de l’auteur et son intérêt pour le septième art. Les références à des films et à leurs artisans sont nombreuses et s’intègrent à certaines scènes. Le roman fait également quelques clins d’œil à des œuvres littéraires, à de célèbres polaristes et... au capitaine Haddock.

 

L’écriture d’un tel roman exige une recherche documentaire imposante. Stéphane Ledien semble s’être particulièrement investi dans la documentation, qu’il s’agisse d’identifier les principales mosquées de la Grosse Pomme, de présenter différents systèmes d’information, de démêler la panoplie d’organisations françaises et étatsuniennes dont les acronymes sont expliqués dans des notes de bas de page (FEMA, DoD, DRM, OCME...) ou de nommer différents types d’armes (Zastava M88, Tokarev TT33, Parabellum, AR-15). Une référence à la Caisse de dépôt et placement du Québec vient aussi nous rappeler que l’intrigue n’est pas sans écho dans notre coin de pays.

 

C’est souvent le cas, la lecture de ce roman a contribué à parfaire mes connaissances, comme en témoignent les passages suivants :

 

« Tu sauras qu’en France, la moitié des documents classifiés sont liés au ministère responsable de l’énergie. Pas à celui de la Défense ou de l’Intérieur. »

 

À propos de la Stéganographie :

 

« On dissimule dans un fichier texte ou image des messages secrets. Y en a qui bricolent ça en collant le fichier caché après les données de fin de l’image. Ici, la personne a dû utiliser un logiciel comme S-Tools ou Steghide. On disperse les octets du fichier directement à l’intérieur de données de couleur des pixels de l’image. »

 

Et que jeter une poignée de terre dans la fosse d’un cercueil « est une pratique chez les protestants ».

 

J’ai aussi relevé quelques passages qui m’ont fait sourire ou que j’ai trouvés particulièrement savoureux :

 

« J’avais tellement envie de dormir que j’enviais le ronflement de la ventilation. »

 

« Accent sudiste. J’aurais pu accrocher un stetson sur le bout de sa langue. »

 

« Si ça t’amuse de chercher une aiguille de pin dans une forêt de sapins », une adaptation forestière de la célèbre locution verbale champêtre.

 

« Un Coca et une grande frite, avec ça ? », un clin d’œil à l’expression québécoise « Un chausson, avec ça ? »

 

En somme, « Que la vérité tombe » est un polar d’espionnage qui s’appuie sur un contexte historique marquant pour nous plonger dans une intrigue où Stéphane Ledien nous rappelle que la vérité n’est pas toujours celle que l’on nous présente et que chercher à la découvrir peut devenir une entreprise périlleuse.

 

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman et j’ai hâte d’échanger avec son auteur sur la genèse de cette histoire, ses recherches et les dessous de son univers d’espionnage lors du lancement de « Que la vérité tombe » à la Librairie La Liberté de Québec.

 

* * * * *

 

Auteur de fiction et docteur en études littéraires, Stéphane Ledien est rédacteur professionnel, et professeur de littérature au Cégep de Sainte-Foy à Québec. Il a fait du polar et des fictions de genre l’une de ses spécialités. En tant qu’auteur de fiction, il a publié des nouvelles dans des anthologies aux Éditions Tête première et aux Éditions Druide, et il a signé quatre livres dont le roman noir « Sur ses gardes » (2015) remarqué lors de la 7e édition du festival Québec en toutes lettres consacrée au genre policier.

 

Je tiens à remercier les éditions Robert Laffont Québec pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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