L’ombre de Jean Moulin (Pascal Chabaud)



Pascal Chabaud. – L’ombre de Jean Moulin. – Clermont-Ferrand : Éditions du Colporteur, 2026. – 284 pages.

 

 

Polar historique

 

 

 

Résumé :

 

Lyon, juin 1943. La Gestapo s’apprête à porter un coup fatal à la Résistance. Révoqué par Vichy, l’ex-commissaire clermontois Joseph Dumont s’est trouvé une couverture comme projectionniste. Mais la découverte d’un message codé dans une bobine de film et l’assassinat sauvage d’un imprimeur sulfureux le précipitent dans un engrenage inéluctable qui l’attire droit vers la souricière de Caluire…

 

Vingt et un ans plus tard, alors que Jean Moulin entre au Panthéon, le meurtre d’un ancien activiste de l’OAS réveille les vieux démons de l’Occupation. Dumont, désormais commissaire à la PJ de Paris, mène l’enquête et voit resurgir une affaire qu’il croyait enterrée. Un scandale d’État que certains veulent à tout prix étouffer pour préserver le vernis républicain du nouveau pouvoir. Quitte à tuer.

 

 

 

Commentaires :

 

Voici comment les éditions du Colporteur présentent le quatrième roman de Pascal Chabaud :

 

« Comment les traumatismes de l’Occupation s’invitent-ils au cœur des Trente Glorieuses ? C’est le nœud de l’intrigue que déploie Pascal Chabaud dans ce quatrième volet des enquêtes du commissaire Joseph Dumont. À travers un véritable tour de force littéraire, l’auteur lie par le fil invisible d’une même enquête deux épisodes cruciaux de notre mémoire collective, projetant le lecteur de la clandestinité lyonnaise sous le joug allemand en juin 1943 — à la veille de l’arrestation de Jean Moulin — au Paris de décembre 1964, alors que les cendres du grand unificateur entrent au Panthéon.

 

C’est au cœur de cette fresque historique, nourrie par un immense respect des Archives, que la fiction éclaire le passé sans jamais le trahir. Pascal Chabaud excelle à faire cohabiter deux ambiances radicalement différentes, faisant basculer le lecteur avec la même intensité de la tension palpable qui rôde dans les rues de Lyon en 1943 à l’effervescence d’une France en pleine mutation en 1964. La musique dans les transistors, les films à l’affiche et les objets cultes de l’époque viennent alors constituer le sel de ce roman noir, offrant une formidable machine à voyager dans le temps. »

 

J’avais eu le privilège de lire et d’apprécier le manuscrit avant publication de « L’Ombre de Jean Moulin » et de m’entretenir avec son auteur lors d’un entretien virtuel à « Quelques nuances... d’auteur,e,s de polars » que j’anime à Québec, sur une base mensuelle, depuis février 2026. J’avais préparé ce projet d’avis de lecture dans l’attente de la réception de l’ouvrage :

 

Dans « L’Ombre de Jean Moulin », Pascal Chabaud nous propose la quatrième enquête du commissaire Joseph Dumont, un personnage que l’auteur fait évoluer depuis plusieurs romans au cœur des heures les plus sombres de l’histoire de France.

 

Cette fois, il nous entraîne dans une histoire qui se déroule sur deux époques et qui nous ramène au cœur de la Résistance française.

 

J’ai particulièrement apprécié ce choix de l’auteur qui lui permet de faire alterner deux périodes historiques très différentes.

 

D’une part, la ville de Lyon de 1943, où la Résistance doit composer avec l’occupation allemande, les réseaux clandestins, les arrestations et la menace permanente de la Gestapo.

 

De l’autre, la France de 1964, celle des Trente Glorieuses, qui veut tourner la page de la guerre et construire une nouvelle image de la République, mais où certains secrets de l’Occupation sont loin d’être disparus.

 

En plaçant Jean Moulin considéré comme l'un des principaux héros de la Résistance au cœur même du récit, Pascal Chabaud réussit habilement à créer un lien entre ces deux époques et fait ressurgir des événements que certains auraient probablement préféré laisser dans l’ombre. Son arrestation à Caluire, en Auvergne, contribue à nourrir l’intrigue romanesque sur ce qui a pu se passer autour de cet événement et sur les zones d’ombre qui peuvent subsister plus de vingt ans après.

 

Pascal Chabaud a développé une intrigue autour des conséquences de l’Occupation et sur la manière dont certains événements du passé peuvent continuer à influencer le présent.

 

J’ai retrouvé avec intérêt Joseph Dumont, ancien commissaire révoqué par Vichy, dont le parcours est lié aux événements de 1943 qu’il doit tenter de comprendre en poursuivant sa mission lui aussi dans la clandestinité en tant que projectionniste dans une salle de cinéma. Et 1964 qu’il est devenu commissaire à la Police judiciaire de Paris alors que certaines blessures et certains souvenirs du passé sont toujours présents.

 

L’auteur nous permet de suivre l’évolution personnelle de son protagoniste en illustrant comment les années peuvent modifier un homme sans nécessairement effacer ce qu’il a vécu.

 

Pascal Chabaud est historien de formation et ça se sent dans la composition de son récit. Il s’appuie sur une abondante pour restituer avec précision les différentes époques et les événements réels auxquels ses personnages sont confrontés. Sans prendre le dessus sur la fiction. Tout réside dans l’art d’intégrer les événements historiques pour appuyer l’intrigue policière au cœur du récit.

 

L’auteur auvergnat utilise avec brio le polar comme instrument pédagogique grand public sans vouloir remplacer les travaux des historiens ni à présenter une tout autre vérité historique que celle qui repose sur les faits. Comme écrivain, il utilise les côtés obscurs de la nature humaine, les événements connus et les personnages réels comme matière première de sa fiction policière. Les lectrices et les lecteurs sortent davantage informés d’une portion de l’histoire officielle de la France intégrée dans la trame dramatique, source d’inspiration de l’auteur.

 

« L’Ombre de Jean Moulin » qui illustre la couverture de première, inspirée de la photo officielle du collaborateur de Charles De Gaulle, est un polar historique documenté, qui nous rappelle que certains événements peuvent continuer à hanter une société longtemps après leur mention à la une des journaux et dans les livres d’histoire.

 

Je vous recommande chaudement la lecture de cette quatrième enquête de Joseph Dumont. Et comme moi, vous aurez probablement envie de retrouver ce personnage imaginé par Pascal Chabaud dans une prochaine enquête.

 

* * * * *

 

Pascal Chabaud a enseigné l’histoire-géographie en Auvergne pendant quarante ans. Aujourd’hui, il poursuit ce travail de transmission à travers le polar historique. Nourri d’une importante documentation, chacun de ses romans plonge le lecteur au cœur du XXe siècle, où les destins individuels se confrontent aux heures les plus sombres de notre passé. Après Mort d’un sénateur, Tuer Pétain et La Guerre et le crime, il signe avec ce nouveau titre la quatrième enquête de Joseph Dumont.

 

 

Je tiens à remercier l’auteur pour l’envoi du service de presse.

 

Les Éditions du Colporteur ne sont malheureusement pas diffusées au Québec. Si des lectrices et des lecteurs sont intéressés, l’auteur présent sur Facebook pourrait leur transmettre un exemplaire en format PDF.

 

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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9.5

10

L’été de tous les feux (Catherine Lafrance)


Catherine Lafrance. – L’été de tous les feux. – Montréal : Druide, 2026. – 316 pages.

 

 

Polar

 

 

 

Résumé :

 

Juin 2023. Chibougamau est menacée par les flammes. Un jeune pompier perd la vie, écrasé par un arbre, aux abords de la ville. Un journaliste disparaît dans le même secteur. S’est-il égaré en forêt ? A-t-il été piégé par le feu ? Michel Duquesne, qui ne croit pas aux hasards, se rend sur place, enquêter. Une rencontre fortuite l’amènera sur la piste d’un fugitif. Il se lancera à ses trousses, tandis que les feux approchent et que les routes ferment les unes après les autres. Réussira-t-il à l’attraper avant que les autorités évacuent la ville ? Restée à Montréal avec leurs trois enfants, Odile, sa conjointe, confrontera son beau-frère, Jacob, qui lui a fait une révélation troublante. Ce qu’elle découvrira modifiera sa lecture du passé et mettra son couple en péril.

 

 

Commentaires :

 

Dans les dernières pages de la précédente enquête de Michel Duquesne (« Le rugissement des tempêtes »), Catherine Lafrance avait introduit deux indices alors que Jacob, le beau-frère d’Odile Imbeault, la conjointe du journaliste, lui avait soufflé à l’oreille « Ton père n’était peut-être pas celui que tu crois ». Et que ce dernier recevait un coup de fil de Mitchell, le terroriste responsable de l’attentat à Gatineau, le menaçait en déclarant « ...mon gars, t’es pas mieux que mort. »

 

« L’été de tous les feux » reprend donc le fil de l’histoire et c’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé le journaliste d’investigation Michel Duquesne qui entre dans un édifice ou dans une pièce le pied droit d’abord. Cette fois, l’auteure nous entraîne dans le nord du Québec, à Chibougamau, alors que des feux de forêt menacent la région et que plusieurs événements troublants viennent perturber le quotidien de ses habitants. Les personnages de Roch Tardif et de William Latendresse reprennent aussi du service.

 

L’un des grands intérêts de ce polar réside dans le contexte inquiétant dans lequel se déroule l’enquête. Les incendies de forêt ne constituent pas uniquement une toile de fond spectaculaire : ils contribuent directement à l’évolution de l’intrigue et accentuent le sentiment d’urgence qui accompagne les démarches de Michel Duquesne et de sa collègue Anne-Marie Bérubé.

 

L’auteure a aussi habilement intégré les événements de 1980 et de 2023 entourant des incendies à Chapais et dans la région dont elle s’est inspirée pour créer un personnage fictif : « L’incendiaire de Chapais » :

 

« ... il voulait alerter l'opinion publique sur le fait que les changements climatiques, selon lui, n'étaient qu'un immense canular à l'échelle planétaire. Son but, en gros, était de démontrer que, contrairement à ce que les autorités déclaraient, il n'y avait pas de sécheresse dans le secteur de Chibougamau, que les forêts n'étaient pas menacées. Il appuyait ses déclarations sur de prétendues études glanées sur des sites où se retrouvaient les complotistes, qui, à coups d'arguments fallacieux, niaient les fondements mêmes de la science. Bref, c'était un climatosceptique. »

 

À la fin du récit, l’auteure mentionne que « Les gestes que pose l’incendiaire de [son] roman, ainsi que sa personnalité, relèvent de la fiction et de la mise en scène. »

 

Comme on a pu le constater dans les reportages relatant des incendies qui ont fait la une des médias au Canada et en Europe, Catherine Lafrance nous fait ressentir la menace que représentent ces feux, leur progression en fonction de la direction des vents et les conséquences qu’ils peuvent avoir sur les personnes prises au piège.

 

« C'est que les flammes, il faut s'en méfier. Même celles qu'on ne voit pas. Surtout celles qu'on ne voit pas. Parfois, elles se cachent sous la surface, elles y vivent pendant des semaines, voire des mois, se nourrissant de rhizomes et d'un peu d'oxygène. Invisibles, elles guettent, tapies, silencieuses. Sournoises. Puis, un beau jour, à la faveur d'un trou creusé par quelque animal, elles surgissent au milieu de nulle part, véritables geysers rougeoyants, et vous piègent, si vous avez la malchance de vous trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Le feu est plus rusé qu'on ne le croie. »

 

Le territoire joue donc un rôle déterminant dans la trame dramatique alors que les déplacements se compliquent et que les possibilités d’intervention se réduisent.

 

Le personnage imaginé par la polariste ne manque pas d’instinct ni de curiosité et cherche à aller au-delà des explications qui semblent de prime abord évidentes. La connaissance du milieu journalistique de l’auteure est mise à profit : la démarche de Duquesne repose sur l’observation, la recherche d’informations, les rencontres et la vérification des faits. Il ne se contente pas des réponses qu’on lui donne et cherche à comprendre ce qui se cache derrière les apparences.

 

Cette détermination, qui le caractérise depuis ses premières enquêtes, l’entraîne une fois de plus dans une situation où sa propre sécurité peut être compromise.

 

« Les dangers sont nombreux dans les bois. Outre les incendies et les bêtes qui rôdent, il y a la forêt en elle-même. Dense, sombre, elle n'attend qu'une occasion pour emprisonner ceux qui osent s'y aventurer. Les épinettes noires, les mélèzes et quelques feuillus se dressent pour faire barrage, si proches les uns des autres que leurs branches et leurs racines s'entremêlent. Il est facile de s'y perdre, d'autant plus que les montagnes n'offrent pas davantage de points de repère. Elles se succèdent, identiques les unes aux autres. Si, par malheur on dévie de sa trajectoire, on est vite déboussolé. Et alors, bonne chance pour trouver de l'aide. Dans ces étendues laurentiennes vastes comme des mers, les cris sont vains. Les appels au secours restent ignorés. »

 

Mais Michel Duquesne est aussi un héros vulnérable. Ses décisions ont des conséquences, tant sur le plan personnel que professionnel, et son implication dans cette nouvelle enquête n’est pas sans répercussions sur sa vie familiale.

 

C’est d’ailleurs l’un des aspects intéressants de cette série : Catherine Lafrance ne limite pas ses récits aux seules investigations de son personnage principal. Elle accorde également une place importante à son entourage et aux relations qui contribuent à définir sa personnalité. Sans rien divulgâcher, le titre du roman y trouve toute sa signification.

 

Ainsi, pendant que Duquesne enquête à Chibougamau, l’auteure nous fait suivre Odile, qui doit composer avec la fameuse révélation de son beau-frère Jacob. Cette intrigue familiale apporte une autre dimension au récit qui permet de mieux connaître Odile et d’explorer les conséquences que peuvent avoir les événements sur la relation du couple. La progression en parallèle de ces deux trames narratives, chacune comportant ses propres enjeux et ses révélations, contribue à maintenir l’intérêt tout au long du récit, tout en donnant une profondeur supplémentaire aux personnages.

 

Comme dans ses précédents romans, Catherine Lafrance démontre une excellente maîtrise de la construction d’une intrigue policière. Les événements s’enchaînent progressivement, les pistes se précisent et les révélations viennent modifier notre compréhension de la situation. L’auteure sait entretenir le suspense sans dévoiler trop rapidement les éléments essentiels de son histoire. La scène près de la cabane de T-Louis, celle de l’orignal à l’aéroport et l’exemple qui suit illustrent bien cette façon de maintenir la tension :

 

Duquesne « sentit son cœur s'emballer, tous ses sens se mettre en alerte. Il plissa les yeux et, dans la lumière blafarde d'un lampadaire, il le vit: un animal d'assez grande taille, qui se déplaçait lentement.

La bête le fixait, tête légèrement tournée vers lui. Le journaliste remarqua le pelage gris, les énormes pattes et la démarche pru-dente, mesurée. Qu'est-ce que c'était ? Un gros chien? Non, il avait une allure beaucoup trop sauvage. Cet animal avait tout du prédateur en train de chasser. Et Duquesne comprit: c'était un loup ! Ça ne faisait plus de doute. Il n'en avait jamais vu en vrai, mais il savait qu'il ne se trompait pas. Et cette bête le suivait. Elle l'avait probablement pisté il y avait un bon moment. »

 

De plus, les différentes situations auxquelles sont confrontés Michel et Odile suscitent des interrogations qui incitent à poursuivre la lecture afin de découvrir comment les deux intrigues vont évoluer et, surtout, comment elles se dénoueront.

 

Le style fluide et efficace de l’auteure permet de suivre aisément les nombreux événements du récit. Elle sait alterner les moments d’action, les recherches, les échanges entre les personnages et les passages plus introspectifs, sans perdre de vue les enjeux de son intrigue. Elle excelle dans les descriptions très visuelles de certaines séquences du récit. En voici quelques exemples :

 

« L'ironie dans tout ça, c'est qu'elles étaient presque belles, ces flammes chatoyantes. Elles dévalaient les collines, avalaient les forêts entières. On aurait dit des chevaux sauvages tout droit sortis de l'imagination débridée d'un dessinateur un peu fou. »

 

« La fumée s'élevait toujours doucement dans les rayons du soleil, se frayant un chemin entre les branches, brodant une dentelle vaporeuse. Il ne pouvait s'empêcher de trouver ça beau, les feux. »

 

J’ai également apprécié la manière dont elle décrit le territoire nordique et les conditions difficiles auxquelles sont confrontés les personnages.

 

J’ai noté au passage ces quelques extraits :

 

« Exposé à l’horreur, le cerveau redouble d’efforts pour imaginer une autre réalité que celle à laquelle il se voit confronté. »

 

« Duquesne voulut faire demi-tour, mais il aperçut une voiture de police qui se profilait comme un requin sous la surface d’une mer calme. »

 

« Quelquefois, les sons qui nous font dresser l'échine sont les plus faibles. Un murmure au milieu du silence. Un chuchotement.

Ils nous font réagir davantage qu'un coup de tonnerre. »

 

Avec « L’été de tous les feux », Catherine Lafrance signe un polar qui réunit plusieurs éléments que j’apprécie dans ce genre littéraire : une enquête bien construite, des personnages crédibles, des situations inquiétantes et une intrigue qui réserve son lot de surprises jusqu’à la finale. J’ai particulièrement aimé la place accordée aux relations humaines et aux conséquences que peuvent avoir les événements sur la vie personnelle des personnages.

 

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver Michel Duquesne et son univers. Je recommande ce tourne-page sans hésitation aux amatrices et aux amateurs de romans policiers québécois.

 

* * * * *

 


Écrivaine à temps plein, scénariste de temps en temps, Catherine Lafrance est avant tout une journaliste dans l'âme. Toujours inspirée par le réel et par l'actualité, elle s'exprime désormais à travers la fiction, parce qu'elle permet de transformer le monde. Catherine a publié quelques nouvelles et six romans, notamment une série de polars, dont les premiers tomes s'intitulent « L'étonnante mémoire des glaces » (finaliste Prix Saint-Pacôme), « Le dernier souffle est le plus lourd » (finaliste Prix Saint-Pacôme et Crime Writers of Canada) et « Le rugissement des tempêtes ».

 

Je tiens à remercier les éditions Druide pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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