Qui tuera Betty Gauthier ? (Michel J. Lévesque)


Michel J. Lévesque. – Qui tuera Betty Gauthier ? – Laval : Guy Saint-Jean éditeur, 2026. – 474 pages.

 

 

Polar

 

 

 

Résumé :

 

Ils sont plusieurs à vouloir la peau de Betty Gauthier. Mais pas pour les mêmes raisons.

 

Tueur en série aussi séduisant que sadique, Tristan Royal a fait de Betty Gauthier sa prochaine obsession. C'est la candidate tout indiquée pour assouvir ses pulsions meurtrières.

 

Betty Gauthier ignore peut-être tout de sa valeur, mais le crime organisé, lui, en est convaincu: elle détient des informations qui pourraient provoquer sa chute. Résultat: sa tête est mise à prix et Joey Chénier, un homme de main sur le déclin, est chargé de l'éliminer avant qu'elle ne parle.

 

Mais... Betty est kidnappée. Au grand étonnement de Royal et Chénier.

Pour espérer la retrouver, les deux prédateurs n'ont d'autre choix que de s'unir et de partir à sa recherche. Une alliance improbable et dangereuse, où la confiance se révèle fragile.

 

Une fois Betty localisée, une question demeure: qui réussira à la tuer en premier?

 

 

Commentaires :

 

Les lectrices et les lecteurs peu familiers avec l’univers du polar imaginent spontanément des enquêtes menées par des policiers chevronnés ou des affaires criminelles particulièrement sanglantes et sordides. Puis, un jour, ils découvrent des polaristes qui prennent un malin plaisir à bousculer les conventions du genre et à les faire sourire là où ils s’attendaient plutôt à frissonner. « Qui tuera Betty Gauthier ? » de Michel J. Lévesque appartient à cette dernière catégorie.

 

Dès les premières pages, je n’ai pu m’empêcher de penser à certains romans de Donald E. Westlake, cet auteur américain qui savait si bien conjuguer intrigue criminelle, personnages improbables, dialogues savoureux et situations aussi absurdes qu’imprévisibles. J’ai retrouvé ici ce même plaisir de voir des personnages s’empêtrer dans une histoire qui leur échappe progressivement, avec des conséquences dont ils ne mesurent pas toujours la portée.

 

Ce qui m’a particulièrement intéressé dans ce roman, c’est que Michel J. Lévesque ne cherche pas à reproduire la formule traditionnelle du polar dans laquelle un enquêteur rassemble les indices pour identifier le coupable. Ici, les personnages qui font avancer l’histoire sont eux-mêmes des criminels, avec leurs intérêts, leurs préoccupations et leur manière bien personnelle de voir les événements. Un peu comme le fait, à sa manière, Mikaël Archambault avec son enquêtrice hors normes, Anna Blanc.

 

Les deux personnages principaux, Tristan Royal, un psychopathe, et Joey Chénier, un tueur à gages, se retrouvent à la recherche d’une femme dont ils veulent tous deux la mort. Cette situation pour le moins singulière les entraîne dans une collaboration improbable, propice aux confrontations et aux échanges particulièrement savoureux.

 

Cela dit, j’aurais souhaité que le récit soit davantage resserré afin de maintenir le rythme dramatique. Malgré l’originalité de l’intrigue, certaines longueurs ont étiré ma lecture, au point où j’avais hâte d’en arriver au dénouement.

 

C’est dans la manière d’intégrer l’humour dans les attitudes des protagonistes, leurs dialogues et les circonstances que j’ai retrouvé le plus cette parenté avec Donald E. Westlake. En voici un exemple particulièrement coloré :

 

 « Le téléphone de Bélec se mit alors à sonner. Ce dernier regarda l'écran, puis jura entre ses dents : « Estie, c'est le junkie ! Maudit sans-dessein ! » Il se hâta de répondre et d'invectiver son interlocuteur : « Je t'avais dit de me texter, pas de m'appeler ! [...] Répète ça ? [...] Ben voyons donc !

Heille ! Y sait pas lire ni écrire, le junkie, sacrament !

Heille, viens pas me dire que ta mère t'a jamais envoyé à l'école, mon p'tit crisse, je te croirais pas ! [...] Ah arrête de te plaindre, tu me brises le cœur ! Bon, pourquoi tu me téléphonais au juste ? [...] QUOI?! Mais t'aurais pas pu le dire avant, innocent ?! [...] Ben oui, c'est ça, va donc te recoucher ! T'es juste bon à ça, dormir ! Fuck! [...] Quoi? [...] Non, non, je vais m'arranger. [...] Oui, tu peux le garder, le cinquante piasses. Oublie pas de dire bonjour à ta mère pour moi, hein? Sinon, je te pète tous les os que t'as dans le corps, mon neveu ! »

 

Et que dire de cette réflexion qui ne manque pas de mordant ?

 

« Si je m’étais appelé Régis ou Noël, moi aussi, j’aurais changé de nom. »

 

Les personnages prennent leurs aspirations criminelles au sérieux, mais les situations dans lesquelles ils se retrouvent nous invitent parfois à sourire de leurs agissements, même lorsque le fond de l’histoire est loin d’être réjouissant. L’humour ne fait pas disparaître la noirceur des personnages : il la rend parfois encore plus dérangeante.

 

Ce passage consacré à Tristan Royal illustre bien cette ambiguïté :

 

 « L'humanité, chez Tristan, était une langue étrangère qu'il parlait avec l'accent d'un touriste obstiné. Il observait les autres comme on regarde des animaux dans un zoo, en étudiant leurs gestes, leurs silences, leurs sourires, avec l'obsession d'un acteur qui se prépare pour un rôle. Malgré sa bonne volonté, il ressentait encore un vide entre ses côtes. Un espace qu'aucune mise en scène ne comblait. »

 

Et cette réflexion, qui donne une tout autre dimension à la monstruosité du personnage :

 

« L'enfer est vide, disait Shakespeare. Tous les démons sont ici.

- Et il avait bien raison. Ce monde et cette époque, c'est un paradis pour les monstres comme moi. Les gens ne peuvent plus réfléchir à voix haute sans déclencher un scandale, mais on peut tuer, ma belle, oh oui, on peut tuer beaucoup et souvent, et de manières atroces, et rares sont ceux qui condamnent. »

 

Autre aspect que j’ai particulièrement apprécié : la manière dont Michel J. Lévesque construit son récit en nous faisant découvrir les événements à travers différents points de vue. Plutôt que de nous limiter à la vision d’un seul personnage, il nous permet de suivre plusieurs protagonistes, leurs intentions, leurs perceptions et les informations dont chacun dispose.

 

Ce procédé enrichit l’intrigue en nous donnant accès à différentes facettes de l’histoire. Les personnages n’interprètent pas nécessairement les événements de la même façon. Leurs chemins se croisent, leurs intérêts s’opposent et la situation se complique au fil des pages. Cette construction contribue à l’originalité du roman, même si certaines longueurs ont fini par ralentir ma lecture.

 

J’ai également souri à la lecture de cet extrait, car j’avais imaginé une scène semblable, en 2015, dans mon premier polar, « Zébrures écarlates » :

 

« Inquiet, il attrapa son cellulaire et ouvrit l'application qui lui donnait accès à la caméra de l'ordinateur portable de Betty. Celui-ci reposait sur une petite table de travail située dans un coin du salon. »

 

Une coïncidence amusante qui m’a ramené à mon propre univers d’écriture !

 

Avec « Qui tuera Betty Gauthier ? », Michel J. Lévesque propose un polar qui joue avec les codes du genre et met en scène des personnages atypiques bien décidés à éliminer une même femme. La question n’est peut-être pas seulement de savoir qui remportera la palme, mais aussi de découvrir qui réussira à mettre la main sur Betty en premier !

 

L’action nous entraîne dans la région de Montréal, puis dans le nord du Québec, quelque part entre le lac Manouane et Manic-5, un secteur où je ne suis pas certain que les cigales et les grillons soient aussi présents qu’on pourrait le croire.

 



Avant de se terminer dans le Vieux-Québec. Et, dans ses remerciements, l’auteur annonce une suite : voilà qui laisse entrevoir de nouvelles aventures pour son psychopathe.

 

Malgré les longueurs qui m’ont parfois fait trouver le temps long au fil de ses 475 pages, j’ai apprécié l’originalité de cette intrigue, l’humour noir, les dialogues savoureux et la narration à plusieurs points de vue. Un roman qui m’a rappelé que certains polars peuvent nous divertir en empruntant des chemins moins conventionnels.

 

* * * * *



Michel J. Lévesque a publié des nouvelles fantastiques et de science-fiction dans Solaris au Québec et Galaxies en France. Il a écrit plus de 20 romans, dont les très populaires séries Arielle Queen, Psycho Boys, ainsi que les romans « Prince-Charmant.com » et « Au bout de la folie » sous le pseudonyme Miguel Ardan. « Qui tuera Betty Gauthier ? » est son premier polar pour adultes.

 

Je tiens à remercier les éditions Guy Saint-Jean pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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Une enquête grandeur nature (Mikaël Archambault)

 


Mikaël Archambault. – Une enquête grandeur nature. – Ottawa : Éditions de Mortagne, 2026. – 252 pages.

 

 

Polar fantaisiste

 

 

 

Résumé :

 

Il était une fois une jolie Elfe des bois qui devait affronter des Vikings et des sorcières pour secourir son preux chevalier.

 

Cette « Elfe », c’est moi.

 

Je m’appelle en réalité Cathy Murphy, j’ai vingt-cinq ans et je suis atteinte de malchance chronique : tout ce que je touche se transforme en catastrophe.

 

Alors, évidemment, quand j’ai accepté d’enfiler des oreilles pointues en caoutchouc et d’accompagner Charles, mon nouveau chum, dans un faux village médiéval perdu au milieu de l’Outaouais, les ennuis me sont tombés dessus comme du vin rouge sur une robe blanche. Dès la première nuit, Charles a disparu dans des circonstances plus que suspectes.

 

Je dois maintenant mener une enquête pour découvrir ce qui lui est arrivé. Mais comment dénicher la vérité dans un monde où tous se cachent sous un personnage ?

 

Le mauvais sort n’a pas fini de s’acharner sur moi…

 

 

Commentaires :

Je connaissais le concept, mais pas vraiment l’expression « grandeur nature » pour désigner ces jeux de rôle qui mettent en scène des aventures thématiques auxquelles participent des personnes costumées, incarnant physiquement et psychologiquement des personnages fictifs. Les scénarios varient selon les univers et les choix des joueurs.

 

L’un des événements les plus connus au Québec est l’univers médiéval fantastique du Duché de Bicolline, dont le vaste site constitué de nombreuses constructions permanentes, est situé à Saint-Mathieu-du-Parc, près de Shawinigan.

 



C’est dans ce décor fantaisiste que Mikaël Archambault nous entraîne avec un « roman policier » sans policier, mais avec une enquête sur la disparition d’une personne – Charles, alias « Leprecharles » –, des indices, des suspects et la résolution d’une énigme. Un polar qui sort des sentiers battus et qui m’a offert une lecture rafraîchissante, ponctuée de plusieurs sourires entre la lecture de deux séries de romans noirs.

 

Lorsqu’on connaît Mikaël Archambault pour ses thrillers policiers plus classiques dans le milieu du sport ou avec Anna Blanc, son enquêtrice hors normes, on peut être surpris de découvrir « Une enquête grandeur nature ».

 

Ici, l’auteur met à profit ses talents de conteur, d’humoriste et de scénariste pour nous faire suivre Cathy Murphy, alias « Dame Elfe », son personnage principal et narratrice. Affublée d’oreilles pointues en caoutchouc, elle évolue dans un univers à 99,9 % masculin où, pendant la fin de semaine que dure l’action, on se soûle la gueule à qui mieux mieux. Cathy, affligée d’une malchance chronique qui transforme en catastrophe presque tout ce qu’elle entreprend, se retrouve dans des situations rocambolesques où l’absurde occupe une place de choix. Son créateur semble déterminé à lui faire subir presque toutes les « badeloques » imaginables.

 

En pages liminaires, une carte du village fictif de Brumeval, situé par l’auteur en Outaouais, nous permet de localiser les événements et les sites où se déroule l’action dans lesquels évoluent des Vikings, une sorcière, des chevaliers et de nombreux protagonistes hauts en couleur. Ces derniers se prennent au sérieux avec des noms les plus farfelus : Finneas et Panoremix du clan des Poivre et Celte ; Goldorök, Astemchök, Rupturedestök, Feuilledegyprök de la guilde des Thorrioeux qui vouent un culte au dieu Thor ; Ivan le Décapiteur et Pirlou le Poète qui s’affrontent au concours de bras de fer ; Grimwald, le revendeur de drogues ; le curé Père Sonne. Et d’autres personnages dont les dénominations nous rappellent des univers de BD ou de dessins animés. Le tout culmine avec un banquet qui n’aurait pas déplu à Goscinny.

 

J’y ai appris la différence entre le farfadet et le leprechaun :

 

« ... le farfadet arbore un bonnet conique, est issu du folklore breton et a un tempérament fêtard et espiègle, tandis que le leprechaun porte le haut-de-forme, appartient à la mythologie celtique et a une personnalité plus avare et maligne. »

 

Mikaël Archambault renoue avec la technique des titres de chapitres phrastiques – populaires au XIXe siècle – formulés comme de courtes phrases annonçant, avec humour, ce qui attend les personnages. Voici quelques exemples extraits de la table des matières :

 

·        « Où une damoiselle en détresse guette la venue d'un prince sur son destrier d'acier »

·        « Où l'on visite un cimetière en pleine nuit, même si tout le monde sait que ce n'est jamais une bonne idée »

·        « Où l'on constate que les détergents à lessive étaient beaucoup moins efficaces à l'époque médiévale »

 

J’ai noté au passage quelques exemples qui traduisent bien le style de l’auteur :

 

« Sa voix grave, digne des meilleurs chanteurs de death metal, souffle les feuilles des arbres et abaisse la température de plusieurs degrés. »

 

« Astemchök brandit son épée et pousse un hurlement primal en se frappant la poitrine avec son poing à la façon de Tarzan – ou d’un type qui a une bouchée coincée dans l’œsophage. »

 

« Je sais que j’ai autant de chance de le convaincre de changer d’avis que de déplacer les statues de l’île de Pâques à mains nues. »

 

Vous l’avez compris, ce qui caractérise « Une enquête grandeur nature », c’est d’abord un univers où l’enquête se déroule loin des policiers chevronnés et des procédures criminelles classiques. Nous suivons Cathy, qui ne sort jamais de chez elle sans ses boucles d’oreilles porte-bonheur en forme de pattes de lapin. Enquêtrice improvisée, elle tente de démêler les faits dans un monde où chacun doit composer avec les règles de son personnage, tout en cherchant à comprendre ce qui se passe réellement autour de lui.

 

Ce roman s’adresse autant aux amateurs d’enquêtes policières qui souhaitent sortir de leurs habitudes qu’aux lectrices et aux lecteurs en quête d’une lecture divertissante, décalée et franchement fantaisiste. Mikaël Archambault délaisse les codes du thriller classique pour jouer avec ceux du jeu de rôle, dans une intrigue où se côtoie l’absurde et l’humour. Une agréable surprise qui nous rappelle que le plaisir de lire passe aussi par la capacité de se laisser surprendre. Même dans l’univers des polars !

 

 

* * * * *

 

Biographie

 

Mikaël Archambault est un auteur québécois. En plus de faire carrière comme scénariste et comme scripteur dans le domaine de l’humour, il a publié dix romans, dont plusieurs se sont démarqués en librairie. Il est diplômé du programme d’écriture humoristique de l’École nationale de l’humour et est détenteur d’un baccalauréat en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal. Il a aussi contribué à l’écriture de nombreuses émissions télévisées et a également collaboré à de nombreux galas d’humour et de spectacles solos.

 

Je tiens à remercier les éditions de Mortagne pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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