Une enquête grandeur nature (Mikaël Archambault)

 


Mikaël Archambault. – Une enquête grandeur nature. – Ottawa : Éditions de Mortagne, 2026. – 252 pages.

 

 

Polar fantaisiste

 

 

 

Résumé :

 

Il était une fois une jolie Elfe des bois qui devait affronter des Vikings et des sorcières pour secourir son preux chevalier.

 

Cette « Elfe », c’est moi.

 

Je m’appelle en réalité Cathy Murphy, j’ai vingt-cinq ans et je suis atteinte de malchance chronique : tout ce que je touche se transforme en catastrophe.

 

Alors, évidemment, quand j’ai accepté d’enfiler des oreilles pointues en caoutchouc et d’accompagner Charles, mon nouveau chum, dans un faux village médiéval perdu au milieu de l’Outaouais, les ennuis me sont tombés dessus comme du vin rouge sur une robe blanche. Dès la première nuit, Charles a disparu dans des circonstances plus que suspectes.

 

Je dois maintenant mener une enquête pour découvrir ce qui lui est arrivé. Mais comment dénicher la vérité dans un monde où tous se cachent sous un personnage ?

 

Le mauvais sort n’a pas fini de s’acharner sur moi…

 

 

Commentaires :

Je connaissais le concept, mais pas vraiment l’expression « grandeur nature » pour désigner ces jeux de rôle qui mettent en scène des aventures thématiques auxquelles participent des personnes costumées, incarnant physiquement et psychologiquement des personnages fictifs. Les scénarios varient selon les univers et les choix des joueurs.

 

L’un des événements les plus connus au Québec est l’univers médiéval fantastique du Duché de Bicolline, dont le vaste site constitué de nombreuses constructions permanentes, est situé à Saint-Mathieu-du-Parc, près de Shawinigan.

 



C’est dans ce décor fantaisiste que Mikaël Archambault nous entraîne avec un « roman policier » sans policier, mais avec une enquête sur la disparition d’une personne – Charles, alias « Leprecharles » –, des indices, des suspects et la résolution d’une énigme. Un polar qui sort des sentiers battus et qui m’a offert une lecture rafraîchissante, ponctuée de plusieurs sourires entre la lecture de deux séries de romans noirs.

 

Lorsqu’on connaît Mikaël Archambault pour ses thrillers policiers plus classiques dans le milieu du sport ou avec Anna Blanc, son enquêtrice hors normes, on peut être surpris de découvrir « Une enquête grandeur nature ».

 

Ici, l’auteur met à profit ses talents de conteur, d’humoriste et de scénariste pour nous faire suivre Cathy Murphy, alias « Dame Elfe », son personnage principal et narratrice. Affublée d’oreilles pointues en caoutchouc, elle évolue dans un univers à 99,9 % masculin où, pendant la fin de semaine que dure l’action, on se soûle la gueule à qui mieux mieux. Cathy, affligée d’une malchance chronique qui transforme en catastrophe presque tout ce qu’elle entreprend, se retrouve dans des situations rocambolesques où l’absurde occupe une place de choix. Son créateur semble déterminé à lui faire subir presque toutes les « badeloques » imaginables.

 

En pages liminaires, une carte du village fictif de Brumeval, situé par l’auteur en Outaouais, nous permet de localiser les événements et les sites où se déroule l’action dans lesquels évoluent des Vikings, une sorcière, des chevaliers et de nombreux protagonistes hauts en couleur. Ces derniers se prennent au sérieux avec des noms les plus farfelus : Finneas et Panoremix du clan des Poivre et Celte ; Goldorök, Astemchök, Rupturedestök, Feuilledegyprök de la guilde des Thorrioeux qui vouent un culte au dieu Thor ; Ivan le Décapiteur et Pirlou le Poète qui s’affrontent au concours de bras de fer ; Grimwald, le revendeur de drogues ; le curé Père Sonne. Et d’autres personnages dont les dénominations nous rappellent des univers de BD ou de dessins animés. Le tout culmine avec un banquet qui n’aurait pas déplu à Goscinny.

 

J’y ai appris la différence entre le farfadet et le leprechaun :

 

« ... le farfadet arbore un bonnet conique, est issu du folklore breton et a un tempérament fêtard et espiègle, tandis que le leprechaun porte le haut-de-forme, appartient à la mythologie celtique et a une personnalité plus avare et maligne. »

 

Mikaël Archambault renoue avec la technique des titres de chapitres phrastiques – populaires au XIXe siècle – formulés comme de courtes phrases annonçant, avec humour, ce qui attend les personnages. Voici quelques exemples extraits de la table des matières :

 

·        « Où une damoiselle en détresse guette la venue d'un prince sur son destrier d'acier »

·        « Où l'on visite un cimetière en pleine nuit, même si tout le monde sait que ce n'est jamais une bonne idée »

·        « Où l'on constate que les détergents à lessive étaient beaucoup moins efficaces à l'époque médiévale »

 

J’ai noté au passage quelques exemples qui traduisent bien le style de l’auteur :

 

« Sa voix grave, digne des meilleurs chanteurs de death metal, souffle les feuilles des arbres et abaisse la température de plusieurs degrés. »

 

« Astemchök brandit son épée et pousse un hurlement primal en se frappant la poitrine avec son poing à la façon de Tarzan – ou d’un type qui a une bouchée coincée dans l’œsophage. »

 

« Je sais que j’ai autant de chance de le convaincre de changer d’avis que de déplacer les statues de l’île de Pâques à mains nues. »

 

Vous l’avez compris, ce qui caractérise « Une enquête grandeur nature », c’est d’abord un univers où l’enquête se déroule loin des policiers chevronnés et des procédures criminelles classiques. Nous suivons Cathy, qui ne sort jamais de chez elle sans ses boucles d’oreilles porte-bonheur en forme de pattes de lapin. Enquêtrice improvisée, elle tente de démêler les faits dans un monde où chacun doit composer avec les règles de son personnage, tout en cherchant à comprendre ce qui se passe réellement autour de lui.

 

Ce roman s’adresse autant aux amateurs d’enquêtes policières qui souhaitent sortir de leurs habitudes qu’aux lectrices et aux lecteurs en quête d’une lecture divertissante, décalée et franchement fantaisiste. Mikaël Archambault délaisse les codes du thriller classique pour jouer avec ceux du jeu de rôle, dans une intrigue où se côtoie l’absurde et l’humour. Une agréable surprise qui nous rappelle que le plaisir de lire passe aussi par la capacité de se laisser surprendre. Même dans l’univers des polars !

 

 

* * * * *

 

Biographie

 

Mikaël Archambault est un auteur québécois. En plus de faire carrière comme scénariste et comme scripteur dans le domaine de l’humour, il a publié dix romans, dont plusieurs se sont démarqués en librairie. Il est diplômé du programme d’écriture humoristique de l’École nationale de l’humour et est détenteur d’un baccalauréat en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal. Il a aussi contribué à l’écriture de nombreuses émissions télévisées et a également collaboré à de nombreux galas d’humour et de spectacles solos.

 

Je tiens à remercier les éditions de Mortagne pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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Maudit refuge (Sylvain Turner)



Sylvain Turner. – Maudit refuge. – Montréal : Mains libres, 2026. – 227 pages.

 

 

Polar

 

 

 

Résumé :

 

La transformation d'une église en refuge pour personnes en situation d'itinérance inquiète la population d'un quartier montréalais. Si certains citoyens sont favorables à l'implantation d'un centre, la plupart d'entre eux craignent qu'il attire surtout les éclopés des quartiers chauds. Les incivilités et les actes criminels recensés dans les jours suivant l'ouverture du refuge font craindre le pire à ses voisins. Entre alors en scène un énigmatique personnage qui se donne pour mission de sauver le quartier. Jusqu'où ira-t-il pour chasser les plus démunis ? Réussira-t-il à obtenir la fermeture ou le déménagement du refuge ? Combien de victimes fera-t-il avant d'être démasqué ?

 

 

Commentaires :

 

J’ai découvert Sylvain Turner à la lecture de son premier polar, « En mémoire des filles », publié en 2024. C’est donc avec un intérêt particulier que je me suis plongé dans « Maudit refuge », un deuxième polar dans lequel certains personnages du premier opus reprennent du service.

 

C’est notamment le cas de Mathieu Valois, propriétaire d’une entreprise d’extermination de punaises de lit, de coquerelles, de cafards et de rats, qui contribuera à l’enquête. L’auteur fait également référence au premier roman en mentionnant le beau-frère de l’exterminateur, Bernard Beaupré, dont il a acquis l’entreprise trois ans plus tôt. Ce dernier est alors « détenu à l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel » pour avoir « incendié le repère de criminels » [prétexte pour faire intervenir à nouveau les] « Blood Bastards, l’un des gangs les plus redoutables au pays » qui géraient le Paradisio, un salon de massages érotiques du centre-ville où ils exploitaient des jeunes femmes, des mineures pour la plupart, dont la fille unique de Beaupré âgée de 15 ans.

 

J’ai aussi fait la connaissance d’un nouveau personnage, Lucien Luneau, un ex-journaliste qui publie des billets sur son blogue « L’informateur de Sainte-Madeleine ». Ce deuxième roman m’a permis ainsi de retrouver l’univers de Sylvain Turner, qui conjugue son expérience de poète, de journaliste et d’écrivain à une intrigue policière ancrée dans notre réalité sociale. Le sort des personnes en situation d’itinérance, la crise du logement, les relations tendues avec le voisinage, les incivilités, les actes criminels, la prostitution, les agressions sexuelles commises par des religieux, le crime organisé, les surdoses « de cracks et autres merdes » et un « système de santé [...] incapable de répondre aux besoins de la population en matière de santé mentale » sont autant de sujets d’actualité qui font régulièrement les manchettes.

 

La première phrase du roman accroche le lecteur :

 

« Le soleil se lève dans un ciel de carte postale, sur un quartier qui sera bientôt le théâtre de drames humains comme il n’en a jamais connu. »

 

Dès le départ, l’auteur met en scène les habitués, aux « ventres rebondis », du café la Brûlerie, qui échangent des points de vue parfois divergents sur l’ouverture d’un tel refuge dans « une des plus belles [églises] de Montréal », un lieu que plusieurs ont fréquenté chaque dimanche durant leur enfance. Un mystérieux personnage, bientôt surnommé l’« Assassin du refuge », un tueur en série, décide de prendre les choses en main pour « sauver » son quartier. Il utilise pour ce faire une « arme » novatrice :

 

« Une drogue de synthèse composite, selon les analyses du Service des drogues dangereuses. De la xylazine, un tranquillisant utilisé en médecine vétérinaire pour le bétail, de la protonitazepyne, un opioïde au moins vingt fois plus puissant que le fentanyl, de l'oxycodone et différents produits chimiques permettant d'en optimiser la biodisponibilité. »

 

Bien documenté, Sylvain Turner intègre également à son intrigue des éléments techniques, notamment les méthodes de réalisation d’un portrait-robot génétique à partir de l’hémoglobine. De chapitre en chapitre, il s’emploie habilement à brouiller les pistes, en faisant planer les soupçons sur de nombreux individus portant un coton ouaté noir à capuche et une casquette de la même couleur. Le suspense est maintenu jusqu’à un rebondissement final tout à fait inattendu, qui révèle l’identité du véritable coupable.

 

Dans le chapitre intitulé « Des descentes aux enfers synchronisées », l’auteur donne la parole à deux des personnes sans abri hébergées dans le maudit refuge, les sexagénaires Marcel Michaud et Denise Dufour. Ils racontent comment ils en sont venus à tout perdre, à se retrouver dans la rue et à sombrer dans l’alcool, jusqu’à devoir ramasser des bouteilles et des canettes pour survivre au quotidien. Ces témoignages renforcent la crédibilité du récit et permettent à l’auteur d’ancrer son intrigue policière dans une réalité qui dépasse largement le cadre de la fiction.

 

« Maudit refuge » est un polar qui amène les lectrices et les lecteurs à interroger leur rapport aux personnes en situation d’itinérance, leurs peurs et leurs préjugés. Il met également en lumière les côtés sombres de la nature humaine et les contradictions d’une société qui, tout en souhaitant venir en aide aux plus démunis, éprouve des difficultés à les accueillir près de chez elle.

Avec ses 30 chapitres aux titres révélateurs répartis sur 225 pages, ce polar d’enquête à caractère social, menée par deux sergents-détectives mal assortis, Cindy Clark et Pierre Prophète, est un véritable tourne-page dont il est difficile de décrocher.

Le style direct et fluide de Sylvain Turner ajoute au plaisir de la lecture. Certaines descriptions de personnages sont de petits chefs-d’œuvre, comme celle-ci du propriétaire d’une discothèque du boulevard Saint-Laurent :

 

« Le septuagénaire au teint hâlé est vêtu d'une chemise bleu pâle démodée et d'un pantalon beige, couverts de taches. D'impressionnantes bagues en or ornent chacun de ses doigts poilus, et une chaîne aux larges mailles se balance autour de son cou à la peau flasque. Il dégage une puanteur corporelle que le parfum musqué de son après-rasage ne parvient pas à cacher, comme s'il avait commencé à se décomposer de l'intérieur. Dès que la sergente-détective pose les yeux sur lui, elle est frappée par sa maigreur, celle d'un cancéreux sur le point de perdre son combat contre la maladie. Son crâne parsemé de taches de vieillesse est ceint d'une couronne grise peu fournie, alors que dans l'ombre produite par son nez rappelant le bec d'un rapace tremble une moustache jaunie par la nicotine. Sous ses épais sourcils brillent des yeux de serpent d'un vert jaune, qui s'agencent à merveille aux cernes violacés bordés de points noirs s'étendant jusqu'au milieu de son visage. »

 

Le tic de langage « du coup » dans certains dialogues nous rappelle que Mathieu Valois est d'origine française. De plus, j’ai eu quelques réserves quant à la crédibilité de deux scènes : celle où, le soir de l’Halloween, on poursuit celui qu’on croit être le coupable alors que celui-ci porte une tenue vestimentaire différente de celle du tueur, et celle de la rencontre dans un restaurant, où le coupable ne semble pas remarquer plusieurs personnes qu’il connaît ou a connues.

 

En conclusion, je me permets de citer cette appréciation de Norbert Spehner, qui résume bien mon impression de lecture :

 

« C'est une histoire captivante, au rythme fluide (ça se lit comme un charme), portée par une écriture soignée, efficace, au registre varié, allant du poétique au populaire, et peuplée de personnages colorés, oh combien humains, souvent pittoresques ou repoussants (...).

 

Ce roman confirme une fois de plus le talent de conteur de Sylvain Turner. »

 

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Né à Montréal en 1969, il est titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal. « En mémoire des filles », son premier polar, publié en 2024, a su retenir l’attention des critiques et de différents lectorats. Également poète, il cumule les lectures publiques, publie aussi en revue, et son deuxième recueil, « In extremis », lui a valu d’être finaliste au Prix d’excellence de la poésie 2023 du webzine La Métropole. Concepteur-rédacteur et traducteur, il est également chroniqueur littéraire à l’émission Libraire de force, diffusée sur les ondes de CIBL.

 

Je tiens à remercier les éditions Mains libres pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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