Strange Buildings (Uketsu)

 


Uketsu. – Strange Buildings. – Paris : Seuil, 2026. – 448 pages.

 

 

Thriller

 

 

 

Résumé :

 

Onze bâtiments. Un terrible secret.

 

Un couloir sans issue. Une maison qui nourrit la noirceur. Un moulin perdu dans la forêt. Une pièce cachée. Un étrange sanctuaire. Une maison en feu. Un immeuble dont on ne peut s'enfuir.

 

Chaque bâtiment révèle une histoire à glacer les sangs.

 

Chaque histoire est la pièce d'un gigantesque puzzle.

 

C'est vous qui menez l'enquête.

 

 

 

Commentaires :

 

« Strange Buildings » est arrivé sur ma pile à lire par hasard. Avec son titre en anglais et son contenu illustré de nombreux plans de maisons, j’ai d’abord craint de me retrouver devant un autre ouvrage du genre de « La Maison des feuilles », de Mark Z. Danielewski, dont j’avais abandonné la lecture, noyé dans un récit touffu et rébarbatif — du moins à mon point de vue.

 

J’ai rapidement changé d’opinion dès les premières pages de ce thriller hors normes, original tant par sa thématique que par sa structure. L’ouvrage nous entraîne dans une série de récits et d’énigmes architecturales associés à des maisons étranges, où se sont produits des événements mystérieux, parfois dramatiques, qui semblent flirter avec l’ésotérisme.

 

L’auteur a divisé son roman en deux parties. La première présente onze conversations entre l’auteur-narrateur et différentes personnes qui ont été témoins ou ont eu connaissance d’événements inexplicables liés à des maisons situées dans l’ouest du département de Nagano. À première vue, ces événements n’ont aucun lien entre eux. Ils sont présentés sous la forme de documents aux titres énigmatiques :

 

Document 1 « Un couloir qui ne mène nulle part »

Document 2 « Une maison qui nourrit la noirceur »

Document 3 « Un moulin à eau dans une forêt »

Document 4 « Une maison-piège »

Document 5 « Là se trouvait un bien stigmatisé »

Document 6 « La Demeure du Renaître »

Document 7 « La maison du monsieur »

Document 8 « Un téléphone à ficelle entre deux chambres »

Document 9 « Bruits de pas vers le lieu du crime »

Document 10 « L'immeuble dont on ne peut s'enfuir »

Document 11 « La pièce qui n'est apparue qu'une fois »

 

Si le lecteur est attentif à la retranscription de ces témoignages et accepte de jouer lui-même les enquêteurs, il découvrira progressivement des indices susceptibles de l’aider à reconstituer l’immense puzzle imaginé par Uketsu. Il faut observer les détails, retenir certaines informations et tenter d’établir des liens entre des événements qui, jusque-là, paraissent indépendants. Une démarche qui sollicite autant notre sens de l’observation que notre capacité à formuler des hypothèses.

 

Imaginez qu’Uketsu vous ait remis onze enveloppes contenant chacune quelques pièces d’un casse-tête, sans vous montrer l’image qu’elles sont censées reconstituer. Il vous faudra attendre la deuxième partie du roman pour commencer à en découvrir la véritable portée. L’auteur-narrateur fait alors appel à son ami architecte-concepteur qui, par le passé, l’a déjà aidé à résoudre une énigme liée à des maisons dans « Strange House » (2024), « rien qu’en examinant des plans ».

 

Voilà qui explique la présence de nombreux plans et schémas architecturaux tout au long du livre. Ces illustrations ne sont pas de simples ornements : elles participent pleinement à l’enquête et invitent le lecteur à examiner les lieux, à repérer les anomalies et à s’interroger sur ce que les plans révèlent — ou dissimulent.

 



Cette deuxième partie permet de revenir sur les interrogations soulevées par les différents documents et de découvrir comment les éléments finissent par s’assembler autour d’une conversation clé. Comme le résume l’auteur : « chaque élément se lie aux autres et, insensiblement, une histoire tout à fait nouvelle se dessine ». C’est précisément là que réside l’une des grandes forces du roman : nous faire reconsidérer ce que nous avons lu à la lumière de nouvelles informations et nous amener à comprendre que certains détails, qui semblaient anodins, étaient en réalité essentiels.

 

J’y ai également appris quelques particularités de l’habitat japonais. Les résidences traditionnelles peuvent notamment comporter une « pièce japonaise », ou washitsu, caractérisée par un aménagement sobre et un mobilier réduit. J’ai aussi découvert que les superficies des pièces peuvent être exprimées en nombre de tatamis, ces nattes dont les dimensions traditionnelles sont d’environ 91 × 182 cm.

 

Le style d’Uketsu n’a rien de particulièrement littéraire. L’intérêt du livre repose davantage sur son architecture narrative, son atmosphère inquiétante et l’ingéniosité de son intrigue. Mais cette construction inhabituelle ne décourage nullement la lecture ; bien au contraire, elle entretient la curiosité et donne envie de poursuivre pour comprendre comment les pièces du puzzle s’emboîtent. Une proposition originale qui m’a agréablement surpris, moi qui ne connaissais pas cet auteur japonais.

 

Une petite réserve, toutefois, concernant la traduction française : les dialogues entre personnages japonais sont ponctués de quelques « du coup », une expression qui finit par attirer l’attention… et par agacer un peu !

 

Malgré ces quelques réserves, « Strange Buildings » constitue une lecture singulière, qui renouvelle agréablement les codes du thriller. Pour celles et ceux qui aiment résoudre des énigmes, observer les détails et échafauder leurs propres théories avant de connaître le fin mot de l’histoire, l’expérience mérite le détour.

 

* * * * *

 

Uketsu est l’écrivain le plus vendu au Japon, dont les livres traduits dans plus de 40 langues sont ancrés dans les problèmes sociaux de son pays, et le leader de la nouvelle vague des auteurs de thrillers et d’horreur. Artiste complet, il écrit, dessine, publie des vidéos d’horreur et de suspense et compose de la musique. On ne connaît pas sa véritable identité, il apparaît toujours vêtu de noir avec un masque blanc.

 

Je tiens à remercier les éditions du Seuil pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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Le murmure du Corbeau (Nadine Monfils)

 


Nadine Monfils. – Le murmure du Corbeau. – Paris : Verso (Seuil), 2026. – 256 pages.

 

 

Polar

 

 

 

Résumé :

 

Assis derrière la vitre d’un bistrot parisien, Charles Baudelaire remarque un individu au comportement suspect qui lui fait penser à l’inquiétant « homme des foules » d’Edgar Allan Poe. Ni une ni deux, notre poète le prend en filature et, bientôt, voit l'individu entrer dans une maison.

 

Quelques instants plus tard, ce dernier en ressort, un couteau ensanglanté dépassant de la poche de son manteau. Le sauveur d’âmes, alias le ressemeleur de chaussures, vient d’être assassiné !

 

Une nouvelle enquête diabolique s’offre à Charles Baudelaire. Une chose est sûre, il est loin d’être au bout de ses mauvaises surprises…

 

 

 

Commentaires :

 

Charles Baudelaire détective, cet « homme aux cheveux verts » ! Il fallait l’inventer. C’est pourtant le pari de Nadine Monfils dans sa série Les fleurs du crime de monsieur Baudelaire, dont j’ai eu le plaisir de découvrir le deuxième tome, Le murmure du Corbeau. Une première rencontre avec cette auteure qui m’a entraîné dans un univers aussi sombre qu’insolite, où la poésie côtoie le crime, l’étrange et l’humour noir.

 

Bien sûr, le roman respecte plusieurs codes du polar : des crimes, des suspects, un mobile, une enquête et la résolution de l’affaire. Mais ce que j’ai surtout apprécié, c’est la façon dont Nadine Monfils nous transporte, comme dans une production cinématographique, dans les bas-fonds du Paris du XIXe siècle, avec ses « ruelles sombres, aux odeurs putrides », ses profondeurs inquiétantes et ses métiers oubliés. Nous y découvrons une faune bigarrée de personnages truculents qui se dévoilent progressivement, chapitre après chapitre, chacun livrant à sa manière sa perception des événements.

 

La polariste s’appuie sur une bibliographie révélatrice, présentée en fin d’ouvrage, et parsème son récit de nombreux extraits de poèmes tirés du recueil « Les Fleurs du mal » de Charles Baudelaire. La poésie n’est donc pas simplement un ornement littéraire : elle participe à l’atmosphère et à la trame dramatique du roman.

 

Le titre fait écho à Le Corbeau, la traduction française du célèbre poème The Raven de l’écrivain américain Edgar Allan Poe, que Baudelaire a contribué à faire connaître au public francophone en traduisant plusieurs de ses œuvres. Cet oiseau, auquel est attachée une réputation macabre de mauvais augure, est omniprésent dans le récit. Associé au mal et au diable, il hante Baudelaire, ce poète à la fois « infernal » et « génial », dont la chauve-souris se balance dans une cage, signe qu’elle « approuvait » une question de son geôlier.

 

Les deux écrivains, qui ne se sont jamais rencontrés, sont ainsi intimement liés à la trame du roman. Nadine Monfils en profite pour nous faire découvrir certains traits de leur personnalité et souligner les ressemblances physiques étonnantes qu’on peut leur attribuer.

 



En page liminaire, l’auteure précise que « tous les détails de la vie de Baudelaire sont vrais », après avoir « lu tout ce qui le concerne ». Les enquêtes, quant à elles, sont le fruit de son imagination. Elle se permet également quelques anachronismes, sans chercher à respecter rigoureusement la chronologie historique. Une liberté qui lui permet de faire se côtoyer des personnages réels et fictifs dans un Paris caractérisé par l’insolite.

 

Au fil des pages, on croise plusieurs figures célèbres de l’époque, dont Georges Feydeau, Gustave Flaubert, Théophile Gautier, Alfred de Musset, George Sand, Eugène Delacroix, Honoré de Balzac, Victor Hugo et Gérard de Nerval. Ce dernier, de son vrai nom Gérard Labrunie, est notamment connu pour s’être promené avec un homard en laisse ! Rien de tel pour nous rappeler que la réalité historique peut parfois rivaliser avec la fiction.

 

L’auteure multiplie les rencontres singulières. Il y a Allan Kardek, qui « communiquait avec les esprits par le biais de l’écriture automatique », l’aliéniste français Émile Blanche, avec ses réflexions sur les aliénés, Marguerite des chiens, dite la Sorcière, qui prédit l’avenir, ou encore cet homme bizarre qui veut déposer une plainte à la police parce qu’on lui a volé sa semaine. Sans oublier Méphisto, le montreur de monstres, qui contribue à l’atmosphère glauque du récit.

 

Ces personnages, leurs particularités et leurs préoccupations parfois absurdes nourrissent le côté macabre et fantaisiste du roman. L’auteure semble prendre plaisir à brouiller les frontières entre le réel et l’imaginaire, le sérieux et le grotesque, le rationnel et l’ésotérique.

 

On découvre aussi des détails sur les inventions et les connaissances de l’époque. La « Michaudine », ou vélocipède à pédales fixées sur la roue avant, mise au point par Pierre et Ernest Michaux au XIXe siècle, en est un exemple. J’ai également appris que le Suisse Rodolphe Töpffer est considéré comme l’un des précurseurs de la bande dessinée, notamment pour son association du texte et de l’image, et que le Britannique James Marsh a mis au point, en 1836, une méthode permettant de détecter la présence d’arsenic dans des tissus humains. Des détails qui enrichissent la toile de fond historique du récit.

 

J’ai relevé plusieurs passages qui témoignent de l’imagination de Nadine Monfils, de son goût pour les formules imagées et de son humour parfois grinçant.

 

« Les souvenirs sont immortels. [...] Les images reviennent toujours à la surface, indélébiles ; on a beau les déchirer en morceaux, en faire des confettis, elles s’insinuent sous nos paupières, bestioles malfaisantes, et s’incrustent dans notre tête. »

 

« L’argent ronge l’âme, mais le manque ronge le cœur et un poète en a besoin pour écrire... »

 

« ... il fallait se méfier des gens sans histoires. On en a tous une. Les plus discrets sont parfois les pires. »

 

« Les plus beaux voyages sont ceux qu’on n’a pas faits. »

 

Et ce commentaire qui m’a fait sourire :

 

« ... il s’en fichait comme de sa première tringle à rideaux. »

 

Le roman réserve aussi quelques réflexions sur la nature humaine et les travers de la société, dont certaines très actuelles :

 

« Il est vrai que les corbeaux se nourrissent de cadavres, et les charlatans de vivants... »

 

« Dès qu’on touche à la liberté, c’est un signe de déclin. Dans les années à venir, les hommes feront sûrement preuve de plus de sagesse... »

 

Et l’auteure d’ajouter, avec une ironie qui ne laisse guère de doute sur son opinion : « Tu parles ! »

 

J’ai aussi souri à cette comparaison :

 

« ... un Breton qui jure de ne plus boire, c’est comme un Belge qui jure de ne plus manger de frites. »

 

Cette remarque m’a amené à m’intéresser à l’histoire des frites, dont les origines sont souvent associées à la Belgique et remontent, selon certaines traditions, au XVIIe siècle : « dans la région de Namur, lorsque la rivière était gelée en hiver, on coupait des pommes de terre en forme de poissons et on les faisait frire ».

 

Comme quoi, même un polar peut nous entraîner dans des recherches inattendues !

 

Le roman aborde également la folie et les conceptions de la santé mentale à cette époque, avec des réflexions qui rappellent combien les frontières entre la normalité et la déraison sont minces :

 

« ... les maladies mentales sont classées en quatre catégories : démence, idiotisme, mélancolie et manie. Mais, à dire vrai, il y a plus souvent de fous en liberté que chez nous. Et qui pensent que les dingues, ce sont les autres... »

 

Derrière les crimes et les situations parfois cocasses, l’auteure glisse aussi des pensées plus humanistes :

 

« Un homme qui porte ses rêves et ne les abandonne jamais a quelque chose de divin qui suscite l’admiration de ceux qui n’ont pas cette force et ce courage. »

 

Sans oublier cette image à la fois poétique et évocatrice :

 

« Il y avait un parfum de pluie dans l’air, une fine pluie de printemps, comme un froissement de jupon. »

 

Quant à la trame dramatique, elle repose sur un scénario bien construit qui privilégie l’atmosphère, les personnages et les curiosités historiques plutôt qu’un suspense soutenu. Le rythme m’a paru lent par moments, et la résolution de l’affaire arrive un peu rapidement, compte tenu de la richesse de l’univers que l’auteure a pris le temps de mettre en place.

 

La finale ouvre néanmoins la porte à une suite, annoncée sous le titre « Le fantôme de Notre-Dame », campée sur cet univers singulier qu’a créé Nadine Monfils avec ses personnages hauts en couleur. Toutefois, l'auteure m'a mentionné que les éditions du Seuil n'avait pas l'intention, pour le moment, de publier un troisième tome.

 

Si vous êtes à la recherche d’un polar atypique et « diabolique », dont l’énigme oscille entre poésie et ésotérisme, avec des situations parfois biscornues et une pointe d’humour noir, « Le murmure du Corbeau » pourrait bien vous séduire. Pour ma part, cette première rencontre avec Nadine Monfils m’aura surtout permis de découvrir une auteure qui possède un imaginaire foisonnant et un goût manifeste pour les personnages hors normes.

 

Une belle découverte, qui donne vraiment envie de voir ce que Charles Baudelaire pourrait réserver dans la suite de ses aventures criminelles !

 

* * * * *

 


Nadine Monfils est une romancière, dramaturge, scénariste et réalisatrice belge. Elle a publié plus de quatre-vingts romans, récompensés par une joyeuse ribambelle de prix littéraires.

 

 



Je tiens à remercier les éditions du Seuil pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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