ADN (Yrsa Sigurdðardόttir)

Yrsa Sigurðardόttir. – ADN. – Arles : Actes Sud, 2018. – 524 pages.

 

Polar

 

Résumé : On vient de retrouver à son domicile le corps d’Elísa Bjarnadóttir, la tête entourée de gros scotch, exécutée de la façon la plus sordide. L’agonie a dû être atroce. Sa fille de sept ans a tout vu, cachée sous le lit de sa mère, mais la petite se mure dans le silence. Espérant l’en faire sortir, l’officier chargé de l’enquête se tourne alors vers une psychologue pour enfants. C’est sa seule chance de remonter jusqu’au meurtrier. Ce dernier n’a pas laissé de trace, juste une incompréhensible suite de nombres griffonnée sur les lieux du crime. 

Alors que les experts de la police tentent de la déchiffrer, un étudiant asocial passionné de cibi reçoit à son tour d’étranges messages sur son poste à ondes courtes. Que cherche-t-on à lui dire ? Sans le savoir, il va se retrouver mêlé à l’une des séries de meurtres les plus terrifiantes qu’ait connues l’Islande. 
 

Commentaires : Voici un polar islandais à la fois touffu qui nous livre une quantité impressionnante d’information pour tenter de dénouer cette intrigue farcie de meurtres tout aussi sordide les uns que les autres. Définitivement, ce meurtrier a un dégoût tel de l’hémoglobine pour sélectionner un attirail létal aussi original.  

Une enquête qui s’embrouille à partir de prémisses relatives à ces trois enfants abandonnés qui doivent être adoptés qu’on peine à associer au déroulement de l’action. Dans cette atmosphère glauque le lecteur ne peut faire autrement que s’interroger sur la motivation de cette séquence d’assassinats. Et qui peut bien en être l’auteur ? À une centaine de pages de la finale, j’ai eu un doute qui s’est avéré. Belle trouvaille de l’auteur que ces messages codés plutôt intrigants.  

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette intrigue bien ficelée malgré certaines longueurs affectant le rythme du récit que j’avoue avoir lues parfois en diagonale. Une belle découverte d’une romancière qu’on qualifie de reine du polar islandais.
 

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
****
Psychologie des personnages :
****
Intérêt/Émotion ressentie :
***
Appréciation générale :
****

Une erreur de parcours (Denis Robert/Franck Biancarelli)

Denis Robert et Franck Biancarelli. – Une erreur de parcours. – Paris : Dargaud, 2019. – 156 pages.

 

Polar - BD

 

Résumé : Dans une ville de l'Est de la France, Sylvestre Ruppert-Levansky, un président de cours d'assises entame son dernier procès, là où justement il a démarré sa carrière. Tout lui rappelle Rachel son premier amour et surtout Mathilde, une serial killeuse manipulatrice et diabolique. Le vieux juge a une réputations sans tâche. On le dit tolérant et juste. Mais un policier surgi de ce passé demande à le voir. Tout n'est peut-être pas aussi limpide que le veut la légende de Sylvestre le si bon président...

Commentaires : Un polar en bande dessinée : pourquoi pas ! Une découverte pour moi de Denis Robert,  journaliste et écrivain français originaire de Moyeuvre-Grande en Moselle, auteur de ce genre littéraire, mais aussi de romans, d’essais, de documentaires et de livre d’art. Dans un polar judiciaire, le lecteur est confronté à deux histoires de meurtres mises au jour en parallèle, dont une inspirée d’une affaire célèbre en France, inconnue au Québec impliquant une criminelle française, Simone Weber condamnée en 1991 à une peine de vingt ans de réclusion pour le meurtre de son ancien amant. Et la deuxième, une erreur de parcours du protagoniste, un juriste promis à une brillante carrière.

Un scénario tissé serré avec de nombreux retours en arrière, des personnages manipulateurs aux traits psychologiques marquants, des crimes presque parfaits, des dialogues très crédibles, une réalisation graphique remarquable et une écriture efficace, parfois angoissante, qui nous tient en haleine jusqu’à la dernière page.

Tout à fait d’accord avec l’appréciation du portail BDGEST : « Pour les amateurs de bons polars et de personnages torturés, passer à côté de ce thriller judiciaire constituerait une grosse "erreur de parcours" ».
 

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
****
Intrigue :
****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
***
Appréciation générale :
****

L’ours est un écrivain comme les autres (Alain Kokor)

Alain Kokor. – L’ours est un écrivain comme les autres. – Paris : Futuropolis, 2020. – 118 pages + compléments.

 

Bande dessinée

 

 
 
 
Résumé :

Ayant découvert un manuscrit caché sous un arbre au fin fond de la forêt du Maine (son auteur, Arthur Bramhall, craignait de voir son manuscrit partir en fumée comme son roman précédent), un plantigrade comprend qu’il a sous la patte le sésame susceptible de lui ouvrir les portes du monde humain – et de ses supermarchés aux linéaires débordants de sucreries…

Le livre sous le bras, il s’en va à New York où les éditeurs vont se battre pour publier l’œuvre de cet écrivain si singulier – certes bourru et imprévisible, mais tellement charismatique ! Devenu la coqueluche du monde des lettres sous le nom de Dan Flakes, l’ours caracole bientôt en tête de liste des meilleures ventes… tandis qu’Arthur Bramhall, quasiment devenu ermite, s’enfonce de plus en plus dans la forêt.

Commentaires :

Cette BD est adaptée du roman de William Kotzwinkle. Alain Konor nous livre une satire sociale du monde de l’édition, du lectorat et des médias à la recherche de la révélation littéraire du moment : agents littéraires en pâmoison, éditeurs assoiffés de bénéfices, journalistes prêts à encenser un roman qu'ils n’ont même pas lu, fabricants de vedettes… sans s’interroger sur qui est réellement cet usurpateur, en l’occurrence un ours.  

Une réflexion incisive et loufoque sur l’écriture, l’écrivain, la littérature spectacle, la célébrité artificielle. Une conception graphique monochrome où la représentation de l’ours l’emporte sur celle des humains qui l’adulent et de l’auteur dépossédé à deux reprises de son œuvre. 

Une BD jouissive ou atterrante, c’est selon, pour tout auteur qui aspire au sérail.
 

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
****
Intrigue :
****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
*****
Appréciation générale :
****

ZEC La Croche (Maureen Martineau)

Maureen Martineau. – ZEC La Croche. – Montréal : Héliotrope, 2020. 171 pages.

 
 

Roman noir

 

 

Résumé :

Haute-Mauricie. Le train avance lentement entre lacs et forêts. À la gare de Rapide-Blanc, la vieille Mikona Awashish en descend pour rejoindre sa fille, qui l'attend sur le quai. Par la fenêtre du wagon, l'agent de protection de la faune André Chillas épie les deux Atikamekw, persuadé qu'elles sont là pour braconner. Mais c'est à un autre type de chasse que les femmes ont l'intention de s'adonner. Et elles entraîneront dans leur sombre dessein la jeune Lorie, venue se recueillir au bord du lac à Matte, sur le site de camping où sa mère a été tuée l'été dernier. Un paradis où, la nuit venue, rôdent toutes sortes de prédateurs.


Commentaires :

Les éditions Héliotrope Noir récidivent avec un autre sombre roman. Auteure de plusieurs polars, Maureen Martineau nous entraîne en Haute-Mauricie dans une Zone d’Exploitation Contrôlée (ZEC), royaume hors civilisation de certains mâles blancs, chasseurs, pêcheurs…, qui carburent à la testostérone. Elle met en scène trois femmes et une ourse qui ont diverses raisons de se diriger  vers le lac à Matte. Une histoire inspirée des enquêtes menées en Abitibi concernant la disparition et le meurtre de femmes autochtones, de l’implication et de l’aveuglement volontaire des forces policières. Une histoire à la fois horrible dans les faits relatés et poétique dans les descriptions oniriques de l’environnement où évoluent les protagonistes, « sous un ciel gros engoncé dans un matelas de nuages ». Un scénario dans lequel les « poissons sont les seuls gagnants ».

À mon avis, Zec La Croche est très certainement le meilleur roman de Maureen Martineau. « Bien tassé » en 169 pages, comme elle le mentionnait dans la dédicace qu’elle m’a faite. Un roman tout en ambiance. Des chapitres courts qui invitent à dévorer le récit en quelques heures. Un suspense qui se construit de page en page pour aboutir dans l’horreur une finale inattendue. Des personnages très crédibles qui convergent vers l’assouvissement de leur soif de vengeance. Et cette ourse…

J’ai beaucoup aimé et je vous le recommande sans réserves.

Ce que j’ai aimé : Le sujet d’actualité, la psychologie des personnages, le suspens permanent qui s’installe dès les premiers chapitres, le style de l’auteur. Des images qui nous hantent. D’autres qui nous rapprochent de la nature vierge tel ce train en provenance de Senneterre (Abitibi) qui « s’enfonce en forêt, escorté par une armée de sapins ».

Ce que j’ai moins aimé : -

Cote : *****

S.A.S.H.A. Vol 459 (Martin MIchaud)

Martin Michaud. – S.A.S.H.A. Vol 459. – Montréal : VLB éditeur, 2014. – 136 pages.

 

Thriller

 

Résumé : Elias et le petit Sasha errent dans l'aéroport Trudeau. Ils vont y accueillir Luana, la maman du garçon, qui revient d'un long séjour à l'étranger. Mais est-ce bien là toute l'histoire ? Trois jours plus tôt, un incendie a ravagé la cabane où ils habitaient, au fond des bois. Est-ce pour cette raison qu'Elias se tient sans cesse sur ses gardes? Cela a-t-il plutôt à voir avec l'aura de mystère qui entoure l'enfant ?

Commentaires : Ce roman est le résultat d’un projet lancé par les éditions VLB autour de la thématique suivante : « Le 24 juin, le vol 459 en partance de Paris s'est abîmé en mer. » C'est la proposition de laquelle sont partis quatre auteurs de talent : Pierre Szalowski (Elle était si jolie), Aline Apostolska (Fleur de cerisier), Claudia Larochelle (Les îles Canaries) et Martin Michaud, pour imaginer des histoires haletantes, touchantes, intrigantes.

S.A.S.H.A. nous entraîne dans un récit à la voir enlevant et mystérieux, avec une touche de science-fiction à laquelle ne nous a pas habitués l’un de nos meilleurs auteurs de polars. On y retrouve le style fluide de l’écrivain et cette maîtrise du suspense qui amène progressivement le lecteur vers un dénouement imprévisible après avoir saupoudré sur 136 pages des indices de plus en plus révélateurs. Michaud nous plonge avec ses personnages dans l’ambiance inquiétante et insécurisante qu’il a l’art de créer des aires de départ et d’arrivée d’un aéroport. Au hasard de rencontres avec personnages aux intentions louables ou malveillantes. Accentuant ainsi la tension tout au long du récit. Dans l’attente de la prochaine nouveauté, j’ai terminé mon cycle Martin Michaud avec ce court thriller noir et je ne l’ai pas regretté.
 

Originalité/Choix du sujet :
****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
*****
Appréciation générale :
*****

Les impliqués (Zygmunt Miloszewski)

Zygmunt Miloszewski. – Les impliqués. – Paris : Mirobole Éditions, 2013. – 473 pages.

 

Polar

 

Résumé : Un dimanche matin, au milieu d'une session de thérapie collective organisée dans un ancien monastère de Varsovie, l'un des participants est retrouvé mort, une broche à rôtir plantée dans l’œil. L'affaire est prise en main par le procureur Teodore Szacki. Las de la routine bureaucratique et de son mariage sans relief, Sazcki ne sait même plus si son quotidien l'épuise ou l'ennuie. Il veut du changement, et cette affaire dépassera ses espérances. Cette méthode de la constellation familiale, par exemple, une psychothérapie peu conventionnelle basée sur les mises en scène... Son pouvoir semble effrayant. L'un des participants à cette session se serait-il laissé absorber par son rôle au point de commettre un meurtre ? Ou faut-il chercher plus loin, avant même la chute du communisme ?

Commentaires : Une incursion, pour moi, dans la littérature policière polonaise. Et un coup de cœur. Un polar très dense, une enquête qui n’en finit plus d’aboutir. Un roman très documenté tant du point de vue de la psychologie humaine qu’historique. Une enquête menée par un procureur dans la trentaine confronté à des principes d’éthique professionnelle et de fidélité conjugale. Un récit où l’humour corrosif de l’auteur se mêle à une critique sociale et politique de la Pologne d’aujourd’hui tributaire de l’influence soviétique d’hier. Une finale avec plus d’une chute tout aussi inattendue l’une que l’autre. À lire.


Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
*****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
*****
Appréciation générale :
*****

Tuer pour régner (Jean-Pierre Gagné)

Jean-Pierre Gagné. – Tuer pour régner. – Rimouski : Éditions du Tullinois, 2020. – 341 pages.


Polar


Il s’en passe des choses « pas très catholiques » dans cet Hôpital de Québec (mon alma mater de naissance) où pratique le chirurgien Jean-Pierre… – correction : Jacques Poirier. Après un scandale relié à l’achat d’appareils médicaux (Piège de sang) qui a mis sa vie en péril, mais l’a tout de même gratifié de quelques millions de dollars, le médecin meurtrier nous revient dans une enquête des plus rocambolesque menée par son bon ami avocat Marvin Sark (prononcer "shark") et ses acolytes mafieux.

Une histoire dont la structure ressemble beaucoup, peut-être un peu trop à mon goût, à celle du précédent roman et qui se déroule à Québec, après une incursion dans la région de Montréal. Jean-Pierre Gagné ne manque pas d'humour ni d’imagination ici avec l’ébauche d’un complot qui relève presque de la science-fiction. Avec une finale à nous faire tomber en bas de notre chaise. Sans compter les « explications » avancées de certains événements historiques qui ont marqué le Québec au cours des dernières décennies. Je vous les laisse découvrir.

Jacques Poirier [personnifié par l’auteur sur la couverture de première J] est certainement le premier chirurgien assassin du polar québécois, amateur de belles voitures, de bons scotches et de bons vins (italiens). Il demeure dans mon quartier. Le meurtre dont on l’accuse a été commis dans une résidence cossue d’une rue que j’emprunte au moins 2 fois par semaine, ce qui ne me rassure pas J.
Une fiction qui se déroule dans ma ville, conclue dans un restaurant de la rue Maguire dont les brunchs du dimanche sont parmi les meilleurs du secteur ! Une lecture divertissante, parfois critique du secteur public et de ses pratiques. Il faudra innover s’il y a récidive.

Originalité/Choix du sujet :
****
Qualité littéraire :
****
Intrigue :
***
Psychologie des personnages :
****
Intérêt/Émotion ressentie :
***
Appréciation générale :
****

L’enquête (Juan José Saer)

Juan José Saer. – L’enquête. – Paris : Le Tripode. – 2019. – 190 pages.

Polar

Si vous aimez les phrases qui n’en finissent plus au point de constituer de longs paragraphes, des descriptions à n’en plus finir, un long détour avant d’en arriver à cette enquête dont j’avais presque deviné l’issue au premier quart du roman, ce « polar » est pour vous. La maquette de la couverture de première parle d’elle-même.

Difficile de faire lien entre les interminables palabres « exotiques » autour des souvenirs du narrateur omniscient et la mince affaire policière concernant 28 meurtres en série dont la majorité dans le même arrondissement de Paris dont la solution est dévoilée en quelques paragraphes à la toute fin de l’opus qui, heureusement, compte moins de 200 pages (tout de même 40 $ CAN).

En passant, j’aimerais bien qu’on m’explique comment quelqu’un peut déboucher une bouteille de champagne pour y introduire une substance illicite – jusque-là il n’y a aucun problème – pour ensuite la reboucher, la sceller à nouveau  et la rapporter au supermarché pour la remettre à une future victime !

Bon, vous avez compris que je n’ai pas apprécié, me contentant de parcourir en diagonale le récit d’une qualité littéraire irréprochable, pour qui aime ce style, pour me concentrer sur ce que je croyais essentiel : l’enquête. À vous de porter votre propre jugement.
 

Originalité/Choix du sujet :
***
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
**
Psychologie des personnages :
****
Intérêt/Émotion ressentie :
**
Appréciation générale :
**

Quand j’étais Théodore Seaborn (Martin Michaud)

Martin Michaud. – Quand j’étais Théodore Seaborn. – Montréal : Éditions Goélette, 2015. – 423 pages.

Thriller

Encore un autre excellent roman de Martin Michaud, son septième dans lequel il nous entraîne au cœur du fief de l’État islamique, en Syrie. Une œuvre de fiction plus que réaliste. Une histoire incroyable, intriquée à un contexte historique contemporain, qui déborde de renversements de situation jusqu’à la fin. Avec une belle surprise à mi-chemin. Un opus qui annonce d’une certaine manière la cinquième enquête de Victor Lessard : Ghetto X. De quoi réfléchir sur les choix et les décisions qui influencent notre futur.
 

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
*****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
*****
Appréciation générale :
*****

Sous la surface (Martin Michaud)

Martin Michaud. – Sous la surface. – Montréal : Éditions Coup d’œil, 2015. – 416 pages.

Thriller
 
Avec Sous la surface, Martin Michaud nous transporte dans un tout autre univers que celui de son enquêteur fétiche, Victor Lessard. On est ici en pleine investiture démocrate pour la présidence des États-Unis. Un thriller tricoté serré, un savant mélange de « meurtres, morts violentes, parfum de scandale, soif du pouvoir, complots, dissimulation, mensonges, trahison, tractations secrètes et tromperies ». Dès les premiers chapitres, impossible de décrocher. Le rythme est soutenu, les personnages crédibles, l’ambiance glauque. Quelques coquilles. Une pleine maîtrise des caractéristiques de ce genre littéraire. Inspirant.


Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
****
Intrigue :
*****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
*****
Appréciation générale :
*****