samedi 8 août 2020

Nuit sombre et sacrée (Michael Connelly)

Michael Connelly. – Nuit sombre et sacrée. – Paris : Calmann-Lévy, 2020. – 455 pages.

 



Polar

 







Résumé :

 

En revenant au commissariat d’Hollywood après une mission de son quart de nuit, l’inspectrice Renée Ballard tombe sur un inconnu en train de fouiller dans les meubles à dossiers. L’homme, elle l’apprend, est un certain Harry Bosch, un ancien des Homicides du LAPD qui a repris du service au commissariat de San Fernando, où il travaille sur une affaire qui le ronge depuis des années. D’abord sceptique, Ballard le chasse puis, intriguée, ouvre le dossier qu’il feuilletait… et décide de l’aider.

 

La mort de Daisy Clayton, une fugueuse de quinze ans kidnappée, assassinée, puis jetée dans une benne à ordures, a, c’est vrai, de quoi susciter toute son empathie et sa colère. Retrouver l’individu qui a perpétré ce crime abominable devient vite la mission commune de deux inspecteurs aux caractères bien trempés et qui, peu commodes, ne s’en laissent pas conter par les ruses de l’un et de l’autre pour parvenir à leurs fins.

 

Commentaires :

 

Ce n’est certes pas le meilleur de la série, mais ô combien efficace dans la documentation et la description de la procédure d’enquête dans plusieurs affaires simultanées. Et l’accroche «Harry Bosch-Renée Ballard : le face-à-face tant attendu ! » est nettement exagérée, même si une certaine méfiance s’installe entre les deux protagonistes. Pas vraiment un face-à-face, mais une rencontre qui promet pour l’avenir. 

 

Je suis un fan de Connelly, depuis que j’ai lu « Les égouts de Los Angeles ». Il m’a fait découvrir et apprécier cette littérature de genre et Nuit sombre et sacrée contribue à entretenir la flamme. Harry Bosh est un personnage mythique du polar américain. On le retrouve avec ses qualités et des défauts exacerbés dans une intervention « border line » de grand justicier.

 

Un nouveau binôme policier est né, quasi à la demande de Bosh lui-même : «  Je me disais qu’on bosse pas mal du tout ensemble. Genre disons… qu’on a formé une bonne équipe dans cette histoire. » Et Renée Ballard de répondre : « Oui, on pourra travailler sur des affaires. Mais les règles, on les tord, Harry. On ne les brise pas. »

 

La balle est dans le camp de Michael Connelly.


Une lecture d’été agréable.

 

 

Originalité/Choix du sujet :
****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
****
Psychologie des personnages :
****
Intérêt/Émotion ressentie :
****
Appréciation générale :
****