mercredi 19 septembre 2018

Un outrage mortel (Louise Penny)


Louise Penny. – Un outrage mortel – Armand Gamache enquête. – Montréal : Flammarion Québec, 2017. 491 pages.



Polar






Résumé : Quittant sa retraite de Three Pines, Armand Gamache accepte de reprendre du service à titre de commandant de l’école de police de la Sûreté. À cette occasion, Olivier lui offre une curiosité : une carte centenaire qui était emmurée dans la salle à manger du bistro du village. Il n’en faut pas plus pour mettre l’ancien enquêteur sur la piste d’un passé qu’il préférerait sans doute oublier. C’est alors qu’entrent en scène quatre étudiants de l’école de police et un professeur… découvert assassiné. Dans la table de nuit de la victime, une copie de la carte de Gamache fait peser de lourds soupçons sur ce dernier. D’autant que son comportement avec une recrue au profil inquiétant désarçonne tout le monde, y compris le fidèle Beauvoir. Le commandant a ses secrets, mais les outrages du passé ne sont-ils pas plus dangereux lorsqu’on veut les occulter?

Commentaires : La couverture de quatrième annonce : Dérangeant… Puissant… Intelligent… Personnellement j’avoue avoir été plutôt déçu par ce 12e opus de Louise Penny. D’abord par une histoire totalement invraisemblable. Imaginez un meurtre à l’école de police dont le directeur subtilise, sur le lieu du crime, un document et ramène dans son village quatre étudiants qui sont liés d’une certaine manière au crime, sous prétexte de les protéger. D’autant plus que le directeur de l’établissement, en l’occurrence bien évidemment Armand Gamache qui fait un retour inattendu dans les rangs de la SQ (attendez, dans le prochain roman, il deviendra directeur général du corps policier (peut-être par la suite ministre de la Justice ou premier ministre, qui sait ?). Une histoire qui répète de nombreux clichés romanesques créés par l’auteure : le sempiternel village imaginaire et idyllique de Three Pines, la poétesse bougonne et son oiseau de basse-cour qui la suit docilement, la peintre toujours aux prises avec ses démons artistiques, les colorés proprios du bistrot… et j’en passe.

On parle et palabre à satiété dans ces 490 pages qui allongent un récit sans grand suspense autour d’une vieille carte qu’on dit énigmatique trouvée dans les murs du bistrot. Des discussions à n’en plus finir sur des sujets, somme toute sans intérêt. Et au menu, comme dans les autres romans de Louise Penny, les repas au bistrot ou chez les uns et chez les autres. Avec en plus, l’impossibilité d’identifier le genre animal de la nouvelle bête adoptée par les Gamache : un chien, un furet, un singe ! Sans oublier une touche politiquement correcte alors que Gamache reçoit chez lui « des hommes, des femmes, une asiatique, un gay, une gothique et un handicapé en fauteuil roulant ». Deux oubliés : une personne à la peau foncée et un autochtone. J’ironise.

Vous aurez compris que je n’ai pas aimé cette fiction que l’éditeur annonce être classé numéro 1 au palmarès du New York Times. Un polar que j’ai lu davantage par habitude, le petit dernier d’une série qui, à mon humble avis, commence à tourner en rond.  

Ce que j’ai aimé : La chute finale sur l’identité d’un personnage et un certain intérêt dans le dénouement de l’histoire qui traîne en longueur.   

Ce que j’ai moins aimé : Le scénario invraisemblable.

Cote :

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