jeudi 20 septembre 2018

La disparition de Stephanie Mailer (Joël Dicker)


Joël Dicker. – La disparition de Stephanie Mailer. – Paris : Éditions de Fallois, 2018. 635 pages.



Polar






Résumé : 30 juillet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres.

L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louanges de leur hiérarchie et même une décoration.

Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque.

Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses.

Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer?
Qu’a-t-elle découvert?
Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea?


Commentaires : Joël Dicker est un écrivain suisse qui ne fait pas l’unanimité. Encensé par certains, décrié par d’autres. Personnellement, je me range dans le premier groupe. J’avais adoré La vérité sur l’affaire Harry Quebert pour le scénario évidemment, mais aussi pour les réflexions de Joël Dicker sur l’écriture de fictions. J’avais bien aimé l’histoire touchante de Les derniers jours de nos pères. Mais été déçu – c’est connu, tout auteur connaît des hauts et des dans bas ses écrits – avec Le livre des Baltimore. Ce qui ne fut pas le cas avec La disparition de Stephanie Mailer.

Bien sûr, cette histoire qui se déroule dans la banlieue de New York fait intervenir un grand nombre de personnages. Mais on ne s’y perd jamais. Chacun d’entre eux apparaît avec des liens de plus en plus évidents au fur et à mesure de l'avancement du récit. Peu à peu, le lecteur est amené à recomposer un puzzle dans lequel chaque pièce a sa place. Jusqu’à la résolution finale de l’énigme.

J’ai trouvé intéressante cette idée d'inviter chaque personnage à raconter à sa manière les événements vécus ainsi que l’heureux mélange entre les dialogues et la narration. Au fur et à mesure que progresse l’enquête, policiers, protagonistes, témoins et victimes se dévoilent amenant le lecteur à de trompeuses conclusions.

Contrairement aux dires de plusieurs critiques, je considère que ce récit bien ficelé assure un intérêt continu jusqu’à la chute finale. J’ai lu La disparition de Stephanie Mailer d’un seul trait. Avec beaucoup de plaisir. J’y ai aussi noté au passage quelques réflexions sur l'écriture, dont celles-ci à propos des critiques et les genres de littérature qui m’ont fait sourire :

« Vous imaginez si les critiques littéraires se mettaient à écrire ou les écrivains à devenir des critiques littéraires ? […] Tout le monde crierait au scandale et à la partialité, et avec raison : on ne peut pas critiquer un art que l’on pratique » (p. 307)

« …dans l’ordre du respect accordé aux genres, il y a en tête de gondole le roman incompréhensible, puis le roman intellectuel, puis le roman historique, puis le roman tout-court, et seulement après, en bon avant-dernier, juste avant le roman à l’eau de rose, il y a le roman policier. » (p. 355)

J’ai bien aimé ce dernier opus de Joël Dicker. À vous de vous prononcer.

Ce que j’ai aimé : La structure interne du roman, l’imbrication des différents personnages.   

Ce que j’ai moins aimé : -

Cote :

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