Mises en scène (Guillaume Morrissette)


Guillaume Morrissette. – Mises en scène. – Laval : Guy Saint-Jean éditeur, 2025. – 374 pages.

 

 

Polar

 

 

 

Résumé :

 

Des patrouilleurs répondent à une plainte contre un voisin bruyant. À leur arrivée sur les lieux, une scène à glacer le sang : un homme menotté, mort asphyxié par un sac de plastique, vêtu de sous-vêtements féminins. Accident sexuel malheureux ? Meurtre ?

 

Deux jours plus tard, dans un jeu d’évasion tenu en pleine nature avec des zombies déchaînés, un participant disparaît. S’est-il perdu dans la forêt ? A-t-il été kidnappé ?

 

Y a-t-il un lien entre ces deux événements singuliers… et ces gens filmés à leur insu, dont les images ont commencé à circuler ?

 

Un autre beau mandat pour le lieutenant-détective Jean-Sébastien Héroux et les sergents Jérôme Landry et Brigitte Soucy.

 

 

Commentaires :

 

L’éditeur du roman policier « Mises en scène » de Guillaume Morrissette qualifie ce polar d’« addictif ». Et il a bien raison. Ce sombre récit, le douzième de la série des enquêtes de Jean-Sébastien Héroux que publie l’auteur trifluvien, est encore une fois un tourne-page dont il est difficile d’arrêter la lecture. J’ai été happé dès le premier chapitre et tenu en haleine jusqu’à la finale enflammée.

 

Le scénario de l’enquête qui se déroule en mai et juin 2024, dans un univers où évoluent de jeunes adultes, est bien ficelé. Comme nous a habitués l’auteur dans d'autres romans, une échelle du temps romanesque nous permet de nous situer dans le déroulement de l’histoire :

 


 

Les personnages tant principaux que secondaires sont crédibles dans leurs attitudes et dans la justesse des dialogues naturels propres à chaque profil.

 

L’entreprise de jeux d’évasion et ses activités sur le terrain ainsi que les quartiers de la ville de Trois-Rivières où est campée l’action fournissent un décor que l’auteur exploite habilement pour entretenir le suspense jusqu’en finale.

 

Le contexte sociologique où s’entremêlent drogues, alcools, sexualité hétéro et gai, médias sociaux, passés criminels et nébuleux fournit tous les éléments imbriqués pour complexifier la recherche de la vérité à laquelle sont confrontés le lieutenant-détective Jean-Sébastien Héroux et son équipe.

 

Au gré des 61 courts chapitres aux titres évocateurs et regroupés en huit parties, le lecteur peut progressivement constater que les composantes de l’image sur la couverture de première (menottes, cercueil et clé), conçue par le graphiste Dorian Danielsen, résument très bien l’intrigue. Par intervalle, dans des sections de texte en fond gris, on découvre peu à peu, avant les enquêteurs, les dessous de l’affaire.

 

J’ai souri en découvrant le choix très approprié du graphiste pour des séparateurs de portions de textes :

 


 

En pages liminaires et terminales, Guillaume Morrissette dévoile et remercie ses sources d’inspiration qu’il remercie :

 

·        Eric-Paul Parent, un ami artiste et concepteur de jeux d'évasion dont il a emprunté l’acronyme d'EPP et profité de l’expertise pour imaginer un personnage fictif ;

·        Francis Boisvert, alias Trashy, pour l'avoir « initié au monde de la drag », « icône colorée et incontournable du paysage trifluvien », pour la création du personnage de Francis Gauthier ;

·        Mélanie Morin, une cousine par alliance, et une connaissance reliée au Domaine scout ;

·        Dominic Roberge, « enquêteur toujours prêt à répondre à [ses] multiples questions » ;

·        Pierre Allen, juge et ami, « source intarissable de cohérence dans le dédale juridique » ;

·        Dany Bellemare, « vieil ami qui vit avec le diabète depuis toujours », maladie dont est atteint un de ses personnages.

 

Il mentionne même avoir « inventé le nom de la compagnie de jeux d'évasion pour apprendre seulement plus tard qu'il existait !

Victoriaville possède une entreprise nommée Sauve qui peut. Il est trop beau ce nom, je le garde - sans aucun lien avec la réalité. »

 

« Mises en scène » est un polar efficace. L’écriture fluide de l’auteur, la qualité de la langue de narration et le choix judicieux des expressions québécoises bien senties en font une œuvre romanesque agréable à lire. Ce roman ira rejoindre les autres de la collection des polars que j’ai beaucoup aimés.

 

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Chargé de cours à l’UQTR, Guillaume Morrissette est récipiendaire du « Prix d’excellence en enseignement », plus haute distinction honorifique remise à un chargé de cours, ainsi que du « Prix des lecteurs du Salon du livre de Trois-Rivières en 2016  et 2017 ». La maison des vérités était son premier roman, suivi de la nouvelle série d’enquêtes de l’inspecteur Héroux. Polymathe depuis l’adolescence et membre actif de MENSA Canada, l’auteur réside à Trois-Rivières.

 

Plusieurs de ses romans relatant les mésaventures de l’inspecteur Héroux ont été finalistes ou récipiendaires de nombreuses distinctions, tels que le Prix du Premier polar et le Prix Coup de cœur du Club de lecture, tous deux de la Société du roman policier de Saint-Pacôme, le Prix Arthur-Ellis, le Prix des nouvelles voix de la littérature, le Prix AQPF-ANEL ainsi que le le Prix Arts Excellence, catégorie Livre de l’année.

 

Je tiens à remercier Guy Saint-Jean Éditeur pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, des redevances symboliques me sont versées si vous commandez votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérez à la librairie indépendante de votre choix.

 

 

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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