mercredi 22 août 2018

Le gendre idéal (Gilles Delabie)


Gilles Delabie. – Le gendre idéal. – Oissel : Éditions Cogito, 2018. 337 pages.


Polar







Résumé : À l’aube des Trente glorieuses, dans cette France qui balance entre twist et java, un jeune homme bien poli fait son apparition devant des millions de Français : le gendre idéal.


Le commissaire Bouvier aura le privilège de le croiser dans une enquête aussi tordue qu’un twist, aussi poisseuse qu’une java, sur un fond de cha-cha-cha oriental.

Ah oui… J’oubliais… C’était la guerre.

Commentaires : Découvrir un nouvel auteur est toujours agréable. Un auteur qui a du style et qui ne mâche pas ses mots. Car le genre polar se prête à merveille pour confronter le lecteur avec une réalité historique dont les détails les moins glamour ont toujours été balayés sous le tapis.

Avec Le gendre idéal, on est au cœur d’une enquête policière qui se déroule à Rouen, la ville natale de Delabie : « Un univers 1950-1960 poignant et drôle aussi naïf que désabusé » comme on peut lire sur la couverture de quatrième. À juste titre. Je dirais même avec un titre à l’eau de rose, mais qui nous plonge, dès les premiers chapitres, dans une série de meurtres inexpliqués avec comme cadre les débuts de la télévision – et son vedettariat qui se croit au-dessus de tout soupçon – et la guerre d’Algérie – et ses abjections. Une histoire corrosive et critique qui dénonce les travers de la société française, toutes classes sociales confondues, la haine, le racisme, les abus d’autorité, les faux semblants, la sexualité du clergé, les crimes contre l’humanité. Une thématique qui rejoint des préoccupations très contemporaines.

Une intrigue bien ficelée dans une langue à la fois régionale et universelle. Un polar original et intelligent. Deux mots qui qualifient ce 3e roman de Gilles Delabie que j’ai eu le plaisir de rencontrer à Québec.

Une belle découverte. À commander dans une librairie près de chez vous.

Ce que j’ai aimé : La critique sociale, voire politique, qui cimente le récit.

Ce que j’ai moins aimé : -

Cote :

2 commentaires:

  1. Que dire??? Ah oui! MERCI Michel!!! Content que ce livre t'ait plu! On pense revenir à Québec l'an prochain, quand tu auras publié ton nouvel opus! Embrasse Denise et plein de bonnes choses!

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  2. Que dire??? Ah oui! MERCI Michel!!! Content que ce livre t'ait plu! On pense revenir à Québec l'an prochain, quand tu auras publié ton nouvel opus! Embrasse Denise et plein de bonnes choses!

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