Le Premier Gentleman (Bill Clinton et James Patterson)


Bill Clinton et James Patterson. – Le Premier Gentleman. – Paris : JC Lattès, 2025. – 476 pages.

 

 

Thriller

 

 

 

Résumé :

 

Deux journalistes d’investigation sont déterminés à percer à jour les secrets d’une star du football américain devenu l’époux de la femme la plus puissante d’Amérique. Il faut maintenant répondre à la question qui divise le pays : le premier gentleman est-il un tueur ?

 

 

Commentaires :

 

« Le Premier Gentleman » est la troisième collaboration de Bill Clinton avec l’auteur de thrillers à succès James Patterson après « Le Président a disparu » (2018) et « La fille du Président » (2021) que je n’ai pas lus.

 

L’action de ce troisième opus découpée en trois parties se déroule sur neuf mois, en fin de premier mandat de la présidente des États-Unis avec un prologue qui annonce une finale inéluctable. Avec comme résultat un roman à sensations au suspense entretenu et entrecoupé de rebondissements jusqu’aux derniers chapitres. Voici les raisons qui m’ont fait beaucoup aimer ce roman très bien traduit en France (avec ses inévitables « du coup ») par Carole Delporte et Denyse Beaulieu :

 

Un concept narratif à très haut pouvoir d’attraction :

 

Le point de départ, à lui seul, accroche le lecteur : le mari de la présidente des États-Unis, au cœur d’un scandale criminel, est accusé d’un meurtre. Ce qui crée immédiatement une tension institutionnelle (la Maison-Blanche est sous pression), intime (un couple présidentiel qui risque d’être fissuré) et judiciaire (un procès qui peut faire basculer le pouvoir). Le moteur dramatique imaginé par James Patterson est  extrêmement efficace, plaçant le lecteur dans une position de voyeur privilégié dans l’antre du pouvoir politique.

 

Une immersion crédible dans les coulisses du pouvoir présidentiel américain :

 

Bill Clinton a très certainement contribué à documenter la précision des protocoles de sécurité, la logique des rapports de force entre la présidence, le FBI, la justice et les médias, voire la justesse des dialogues politiques. À plusieurs reprises, j’ai eu l’impression d’être dans les salles de gestion de crise, dans les couloirs de la Maison-Blanche et dans les bureaux des procureurs fédéraux.

 

Un thriller judiciaire sous haute tension :

 

Le cœur de ce thriller politico-judiciaire repose sur un procès à dimension historique. Les auteurs exploitent de main de maître les stratégies de la défense, les coups de théâtre procéduraux, les manipulations des médias, et, jusqu’à un certain point, le façonnage de la vérité dans l’arène judiciaire. De chapitre en chapitre, le lecteur ne peut que s’interroger à savoir si le Premier Gentleman est coupable ou victime d’une machination politique.

 

Un rythme soutenu avec zéro temps mort :

 

L’histoire s’étale sur 143 courts chapitres parsemés de scènes tendues, d’alternance des points de vue des différents protagonistes, de chutes quasi systématiques incitant le lecteur à poursuivre.

 

Un couple présidentiel scruté sous microscope :

 

Au-delà de l’intrigue criminelle, le roman explore la fragilité du pouvoir, la loyauté conjugale sous pression médiatique, la frontière entre amour privé et rôle publique : la présidente des États-Unis n’étant pas seulement une cheffe d’État, mais une femme dont le mari est peut-être un meurtrier.

Ce qui donne à ce récit fictionnel une charge émotionnelle qui dépasse le simple suspense.

 

Un thriller très contemporain :

 

« Le Premier Gentleman » s’aligne parfaitement à certaines inquiétudes citoyennes : la judiciarisation de la vie politique, les procès médiatiques, la manipulation de l’opinion publique, la suspicion généralisée à l’égard des élites.

 

En résumé, ce roman du duo Clinton-Patterson coche toutes les cases du thriller efficace par son réalisme politique imbriqué dans une intrigue judiciaire tendue, son rythme inexorable et sa dimension humaine. L’alternance, selon les chapitres, entre les faits racontés par le narrateur omniscient et la perception de ceux-ci par la narratrice-personnage, assortie à ses réflexions personnelles, contribue à nourrir la dynamique du récit. C’est le type de roman dense qui se lit en quelques jours.

 

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Bill Clinton a été président des États-Unis de 1992 à 2001. Depuis, il a créé la Fondation Clinton qui contribue à améliorer la santé dans le monde, à accroître les chances des jeunes filles et des femmes, et à lutter contre les effets du changement climatique.

 

James Patterson est l’auteur de thrillers le plus lu au monde, avec plus de 300 millions de livres vendus. Outre les enquêtes d’Alex Cross, le Women’s Murder Club est l’une de ses séries phares.

 

 

Je tiens à remercier les éditions JC Lattès pour l’envoi du service de presse.

 

Au Québec, vous pouvez commander votre exemplaire du livre via la plateforme leslibraires.ca et le récupérer à la librairie indépendante de votre choix.

 

 

Évaluation :

Pour comprendre les critères pris en compte, il est possible de se référer au menu du site [https://bit.ly/4gFMJHV], qui met l’accent sur les aspects clés du genre littéraire.

 

Intrigue et suspense :

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Originalité :

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Personnages :

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Ambiance et contexte :

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Rythme narratif :

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Cohérence de l'intrigue :

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Style d’écriture :

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Impact émotionnel :

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Développement de la thématique :

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Finale :

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Évaluation globale :

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