Au royaume des aveugles (Louise Penny)


Louise Penny. – Au royaume des aveugles. – Montréal : Flammarion Québec, 2019. – 444 pages.



Genre : Polar






Résumé :

Convoqué dans une vieille ferme abandonnée, Armand Gamache apprend qu’une parfaite inconnue l’a choisi comme exécuteur testamentaire avec Myrna Landers, la libraire de Three Pines, et Benedict Pouliot, un jeune entrepreneur. Intrigués, tous trois acceptent ce rôle et découvrent des clauses tellement insolites qu’ils doutent de la santé mentale de la défunte. À moins qu’elle ne soit, au contraire, particulièrement lucide et consciente du danger qui pèse sur ses héritiers.

Telle est l’intuition de Gamache qui se méfie davantage des évidences depuis que, sur un autre front, il a sacrifié sa carrière pour lutter contre le narcotrafic. En voulant piéger les cartels, n’a-t-il pas libéré dans les rues de Montréal le pire opiacé qui soit ? En recrutant l’insaisissable Amelia Choquet, n’a-t-il pas introduit l’ennemi dans les rangs de la police ?

Pour faire la lumière sur ces deux affaires, l’ancien chef de la Sûreté du Québec n’a d’autre choix que de se lancer dans une course contre la montre et contre la mort.

Commentaires :

Une autre enquête d’Armand Gamache qui nous ramène dans le village imaginaire de Three Pines dans une vallée perdue des Cantons de l’Est. Au sein d’une petite communauté réduite à quelques personnages récurrents tous aussi attachants les uns que les autres. L’univers imaginaire de Louise Penny qui se traduit par un récit entraînant.

Quelques invraisemblances et certaines descriptions de la mentalité québécoise qui fait parfois sourciller.

À voir évoluer Gamache, on finit par se demander si l’auteure en fera pas un jour un personnage politique, un ministre de la justice, pourquoi pas un premier ministre !

Un polar d’ambiance – on a froid avec les protagonistes, on salive et on hume les arômes des plats cuisinés partagés – d’humanité, confortant dans lequel on discute, on baratine, on palabre…

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
****
Appréciation générale :
****

Rinzen et l’homme perdu (Johanne Seymour)


Johanne Seymour. – Rinzen et l’homme perdu. – Montréal : Libre Expression, 2016. – 282 pages.



Genre : Polar







Résumé :

Un enfant qui se sent disparaître, le journal d'un confesseur, un vieillard crucifié… et un étonnant duo d'enquêteurs : Rinzen Gyatso, une bouddhiste qui vit avec son fils de sept ans et ses parents tibétains, et Luc Paradis, un athée insomniaque qui, la nuit, s'entraîne à la boxe et arpente le quartier gai.
Quand le frère Samuel Clément est trouvé mort dans son appartement, Rinzen et Paradis plongent au cœur d'une enquête qui ébranle leurs convictions et les oppose. Et leur supérieur, le lieutenant Gerry Desautels, en pleine crise existentielle de la cinquantaine, ne leur est d'aucun secours. Plus les victimes s'additionnent, plus l'équipe se perd en hypothèses.
Pendant ce temps, l'homme perdu les observe et s'interroge. Qui le sauvera de lui-même ?

Commentaires :

Une histoire relativement simple, mais somme toute captivante. Personnages bien campés. J’ai eu des doutes assez rapidement sur le meurtrier. Une enquête qui nous oriente vers différentes pistes au gré des hypothèses soulevées. Un page turner avec ses courts chapitres. Intéressante cette enquêtrice d’origine tibétaine bien adaptée en territoire québécois. Un bon suspense jusqu’à la fin.

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
*****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
****
Appréciation générale :
*****



Argent sale (Karin Slaughter et Lee Child)

Karin Slaughter et Lee Child. – Argent sale. – Paris : Harper Collins, 2019. – 116 pages.


Polar


Résumé : 

Will Trent, du Georgia Bureau of Investigation, se fait recruter sous une fausse identité pour travailler à Fort Knox, après avoir découvert que le suspect dans le meurtre d'un policier commis vingt ans auparavant a été embauché pour l'inspection et le nettoyage des lingots d'or. En entrant dans la chambre forte, il réalise que le suspect n'est autre que l'ancien officier de police Jack Reacher. 

Commentaires :  

Un peu décevant ce roman qui s’apparente davantage à une longue nouvelle écrite à quatre mains. Prétexte pour réunir à la fois deux auteurs de romans policiers et leurs deux personnages fétiches dans un récit sans suspense. Si la collaboration se poursuit, souhaitons qu’elle soit plus enlevante.

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
***
Psychologie des personnages :
***
Intérêt/Émotion ressentie :
***
Appréciation générale :
***

Les chars meurent aussi (Marie-Renée Lavoie)

Marie-Renée Lavoie. – Les chars meurent aussi. – Montréal : XYZ, 2018. – 244 pages.

 

Roman

 

 
 
 
Résumé :

Si elle tient de son père quelques notions de mécanique, c’est à sa mère que Laurie doit son goût immodéré pour la lecture ; de la petite Cindy, cette gamine amochée par la vie qu’elle a prise sous son aile, elle a reçu des poux, mais pas que ça. Autour de la jeune femme, le monde change et les grandes assurances s’effritent, mais une chose demeure : c’est auprès des siens qu’on trouve la force de se retrousser les manches et de sourire.

Commentaires :

Un joli petit roman plein d’humour et tendresse dont l’action se déroule au cours des années 90 en grande partie dans le quartier Limoilou et ses environs. La vie quotidienne d’une brochette de personnages bien campés. Un récit humaniste et des dialogues truculents dans une langue bien sentie. Un portrait réaliste de la société ouvrière de l’époque.

Agréable lecture de cette fiction qui a été choisi pour la première édition québécoise du projet Une ville, un livre sélectionné par les libraires et les bibliothécaires de Québec. Excellent choix mettant en valeur un auteur de la ville de Québec qui devait « avoir été publié dans les trois dernières années et se démarquer par sa qualité littéraire ainsi que par son côté rassembleur et porteur ». 

Une belle lecture d’été.
 

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
*****
Appréciation générale :
****

La trilogie Fabio Montale (Jean-Claude Izzo)

Jean-Claude Izzo. – La trilogie Fabio Montale – Total Khéops – Chourmo – Solea. – Paris : Gallimard, 2006. – 810 pages.

 

Polar

 

 
 
 
Résumé :  

Des quartiers nord aux ruelles du Panier, des quais du Vieux Port aux calanques les plus reculées des bords de mer, Fabio Montale en sait tellement sur Marseille qu'il sent battre en lui les pulsations de la ville. Flic déclassé. fils d'immigrés appréciant les poètes, le jazz, la pêche et les femmes, il est à l'image de cette ville tant aimée. un homme sensible dont le passé parfois douloureux resurgit au fil des enquêtes...  

Réunir en un seul volume les trois romans qui mettent en scène le personnage de Fabio Montale est l'occasion. pour les éditions Gallimard, de rendre un hommage appuyé à Jean-Claude Izzo qui aura toute sa vie lutté pour être au plus près de ses rêves. Cette trilogie, véritable prolongement romanesque d'un homme, offre, par sa cohérence, la possibilité de (re)découvrir le très grand talent d'un homme de coeœur et d'engagements. 


Commentaires :  

Trois romans d’ambiance qui nous font découvrir la ville de Marseille comme on ne l’a probablement jamais imaginée : ses quartiers, la mer incontournable, la bouffe, le bon vin, le pastis, le Lagavulin (whisky) et la musique. Un flic désabusé hors normes qui évolue dans un univers où la mort frappe progressivement dans son entourage au fur et à mesure où se déroule l’action. 

Une action lente, probablement au rythme de vie de la région, sans grand suspense, ponctuée de retour en arrière sur la vie amoureuse du protagoniste au cœur d’une cité aux prises avec une réalité sociale et politique très d’actualité. La mixité culturelle avec ses mafieux algériens, sociale avec la petite pègre et la mafia et l’omniprésence politique du Front national.  

Trois polars français engagés qui se démarquent de la mouture américaine et des pays nordiques. Complétés par une biographie inédite de l’auteur signée Nadia Dhoukar, auteure d’une « thèse de littérature française sur le pouvoir de fascination du personnage récurrent dans le roman policier ». Un incontournable pour mieux comprendre le cheminement et les sources d’inspiration de Jean-Claude Izzo. 

Et que dire du style : phrases courtes, fluidité des mots. L’essentiel.
 

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
*****
Appréciation générale :
*****