Jacques Rodet. – Les enquêtes de l’inspecteur Tedor. – Montréal : Jacques Rodet
+ IA, 2025.
Nouvelles policières produites à l’aide de
l’IA
Résumé :
« Comme
tout texte généré par l’IA, celui-ci n’est pas absent de lacunes,
d’imprécisions et d’erreurs sur le fond, ici, mes apports en ingénierie
tutorale.
Toutefois, j’ai
décidé de le proposer tel quel afin que chacun puisse repérer ce que l’IAG est
en mesure de faire et de s’en amuser.
Les amateurs de
nouvelles et de romans policiers noteront aussi une construction simpliste du
fait du peu de temps que je voulais consacrer à la rédaction des prompts. » (Jacques
Rodet)
Commentaires :
Une amie Facebook m’avait fait parvenir un
exemplaire en format PDF de la première enquête de l’inspecteur Tedor en
déplorant l’utilisation de plus en plus répandue de l’intelligence artificielle
dans la création d’œuvres littéraires.
·
« L’affaire du chercheur volatilisé »
(11 pages) entièrement générée, à partir d’une succession de quatre
instructions génératives (en anglais : « prompts »), avec l’outil d’IAG Claude ; l’image de couverture a été générée avec Ideogram.
Je lui avais alors mentionné que j’allais
lire le texte et publier un avis de lecture. Entre-temps, l’auteur, Jacques
Rodet, a publié sur LinkedIn trois autres nouvelles, les dernières de la
série :
·
« L’affaire de la plateforme silencieuse »
(17 pages) : le texte ainsi que l’image de couverture ont été entièrement
générés à partir d’une succession de cinq instructions génératives, avec ChatGPT.
·
« Tuteur tueur » (21 pages) : le
texte ainsi que l’image de couverture ont été entièrement générés à partir
d’une succession de nombreuses instructions génératives, avec l’outil d’IAG Perplexity.
·
« Tuteurs en ligne de mire » (41 pages)
: le texte ainsi que l’image de couverture ont été entièrement générés avec les
outils suivants : Perplexity, ChatGPT et Lumo.
J’ai informé l’auteur de mon intention de
commenter son expérience avec l’IA sur mon blogue littéraire. Il m’a répondu en
mentionnant qu’elles « ne sont que
des prétextes pour évoquer le tutorat à distance et son ingénierie, en premier
lieu pour mes étudiants. La qualité littéraire n'est donc pas ma première
priorité et je constate que l'IA, tout comme mes usages de l'IA, sont largement
perfectibles. »
Les textes et les couvertures de première ont
donc été générés avec une combinaison d’outils d'intelligence artificielle. Le
contenu scientifique de chaque scénario est aride pour un non-spécialiste de
l’ingénierie tutorale.
L’objectif de l’exercice étant avant tout
pédagogique – des « questions pour
détectives en herbe » accompagnant chaque histoire –, il ne faut
s’attendre à aucun suspense ni rebondissement. Sinon des descriptions sommaires
des personnages, des lieux et des « ambiances », avec quelques effets
de style comme dans cet exemple :
« L’ordinateur baillait une lueur bleuâtre,
projetant sur les murs un kaléidoscope fugace d’écrans et de visages
numériques. »
La quatrième nouvelle résultant d’une
combinaison de trois outils d’IA générative est celle dont le texte est le plus
littéraire, comme le souligne Jacques Rodier :
« Pour cette dernière affaire résolue par
Tedor, j'ai essayé d'améliorer la qualité narrative. [...] Perplexity a été utile pour générer la trame, mais
s'est révélé insuffisant, à intégrer les améliorations que je lui indiquais.
J'ai donc utilisé Lumo en reprenant
le texte généré par Perplexity et
j'ai obtenu davantage de profondeur et de fluidité. »
En postface, le tandem auteur-IA nous révèle
en quelques paragraphes comment son personnage (Tedor), après de « longues nuits d’enquête et les
confrontations avec les résistances sourdes de l’institution avaient éveillé en
lui bien plus qu’une curiosité professionnelle [...] décida de se consacrer à une nouvelle
passion ». Un nouveau parcours en se créant « une identité professionnelle distincte »
et en adoptant un pseudonyme.
Une finale qui m’a fait sourire après la
lecture de cette expérience à la fois intéressante et inquiétante quand on sait
que des œuvres romanesques sont déjà produites et diffusées sans avertissement
de l’utilisation de l’intelligence artificielle.
Vous pouvez lire les quatre nouvelles et vous
faire une tête sur les résultats obtenus par le professeur Rodet en consultant
le lien suivant :
Les enquêtes de
l’inspecteur Tedor
* * * * *
Jacques Rodet est un acteur important de la formation à distance depuis plus de vingt-cinq ans. Formé à la Téluq, ses engagements professionnels ont pris de multiples formes: directeur d’organisme de formation, formateur, tuteur à distance, consultant, maître de conférence, concepteur pédagogique, conférencier, auteur. Il est l’initiateur et l’animateur de Blog de t@d, le réseau du tutorat à distance.
Jacques Rodet propose ses prestations aux
organisations mettant en place des actions de formation (organismes de
formation, services de formation, écoles, universités).
Son expérience de la gestion de projet, de
l’ingénierie de projets technopédagogiques, de la dynamique des groupes, de la
collaboration, de l'accompagnement et de l'évaluation l’a amené à réaliser de
nombreuses missions d’organisation, d’audits, de montée en compétences des
équipes, de veille, de tests de performance et de mise en place de dispositifs
d'évaluation.
Le professeur Rodet intervient dans toute la
francophonie au service des organisations proposant des formations afin de les
accompagner dans leurs projets de développement nécessitant l'accroissement des
compétences organisationnelles de leurs services et des savoir-faire
opérationnels de leurs personnels.
Il s’intéresse à l’Intelligence artificielle
dans l’accompagnement des apprenants depuis 2017.