mardi 27 mars 2018

Treize à table (Collectif)

Collectif. – Treize à table. – Montréal : Druide, 2018. 193 pages.


Nouvelles







Résumé : Certaines saveurs rencontrées au détour des voyages, à travers les hasards du quotidien détiennent le pouvoir de changer nos vies. Que ce soit l’odeur de la tarte aux pommes de notre enfance, le parfum délicat de l’amitié lors d’un repas gastronomique, en passant par des confitures pour Pina Bausch, de simplissimes oeufs au réveil, une soupe aux poireaux, le canard aux pêches d’un rebelle andalou, les boulettes de viande fort surprenantes d’un mercenaire ou le goût inoubliable d’une olive croquée sur une terrasse de Malaga, tous ces bonheurs sont blottis dans nos mémoires.

Commentaires : Quelle belle idée d’avoir regroupé 13 auteurs talentueux autour d’une table avec comme thématique la bouffe. Le nombre 13, au centre de nombreuses superstitions, la triskaïdékaphobie comme l’appellent les spécialistes, alors que pour certaines personnes il peut porter bonheur. C’est le cas avec ce projet de Chrystine Brouillet et Geneviève Lefebvre pour qui « Au cœur de nos histoires les plus intimes, les plus étonnantes, les plus révélatrices s’inscrit fort souvent la nourriture. Inspirées par cette thématique alléchante et guidées par le plaisir des sens […] Au menu : de savoureuses nouvelles en tous genres, où se courtisent des univers aussi distincts que complémentaires. » Objectif atteint.

Les recueils de nouvelles regroupent parfois des textes d’inégales valeurs. Ce n’est pas le cas ici, bien au contraire. Des confitures pour Pina Baush de Michel Marc Bouchard nous plonge dans une réception « sucrée » à Rideau Hall; Moucheuse de Michèle Plomer et sa petite qui doit apprendre à pêcher; Dame de cœur, Dame du Pic de Chrystine Brouillette qui nous fais saliver dans un restaurant de la rue du Louvre à Paris; L’art de la déshydratation (une de mes préférées) de Geneviève Brouillet avec sa chute inattendue et qui m’a fait bien rire; Catherine de Rafaële Germain qui souhaite raconter l’histoire « d’une vie transformée par le désir » de cuisiner; La faim irrationnelle et hallucinante du coureur et de la bête sauvage qui sommeille en lui de Patrice Godin (tout est dans le titre de texte sur la peur et la faim lors d’une course de 300 km); Le dernier d’Annie L’Italien et le testament culinaire d’un père; Le temps des pommes (une autre de mes préférées) de François Lévesque, autour d’un pommier et d’une tarte aux pommes, avec sa chute émouvante; Mush de Michel Jean, une incursion dans la culture innue; Les cocos de Samuel Larochelle, le retour du fils prodigue; Un mirage à Malaga d’Erica Soucy, deux pages et demi autour d’une bière et un petit bol d’olives; El hambre de mi corazón de Geneviève Lefebvre, quand une star internationale de la bouffe en a marre…; et Mez mama de Ian Manook (aussi une de mes préférées) et sa recette des bombes atomiques plus explosives qu’on aurait pu imaginer.

Treize bonnes raisons pour que vous vous précipitiez. À déguster en accord avec un « vin du sud » ou un « Chassagne-Montrachet 2014 ». Avec en prime, sept recettes de Chrystine Brouillette, inspirées de « ces alléchantes nouvelles) : Vin d’orange, Cuisses de grenouilles en feuilles de brick, Mousse de foie de volaille, Bombes atomiques, Charlotte aux pêches blanches, Dessert aux pommes et Galettes de tante Yolande.

Ce que j’ai aimé : La thématique et l’imaginaire des auteurs.  

Ce que j’ai moins aimé : -


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