mercredi 6 décembre 2017

Cruel redoux (J H Roch)

J H Roch. – Cruel Redoux. – Franklin : Autoédition, 2016. 504 pages.


Polar






Résumé : Alex et Kevin, elle 17 ans et prostituée, lui 21 ans et proxénète, déménagent dans l’historique petite maison jaune au centre du paisible village agricole de Sainte-Uralie-Springfield, à 4 kilomètres de la frontière américaine dans la province de Québec (Canada).

Leur belle chienne Labrador bat la campagne - et Alex la semelle - pendant que Kevin tente de séduire une autre fille mineure. Comme un cancer favorisé par les saisons déréglées, leur présence entraînera dans le voisinage une commotion de plus en plus étendue. La violence, le meurtre, le chantage, l’adultère, les croyances, les mensonges et la vérité se mêlent comme l’eau boueuse des ruisseaux et des fossés. Une centaine d’antagonistes, qu’ils soient morts ou survivants, du monde animal ou humain, assisteront à la perdition du village et participeront à son sauvetage inattendu, avec l'aide – ou à cause de – Greg Lauzon, inspecteur de son métier.

Commentaires : Cruel Redoux est le premier roman de cette auteure québécoise qui habite la région du Haut Saint-Laurent, à quelques kilomètres de la frontière avec l’État de New York. Un récit qui fait intervenir un grand nombre de personnages, certains attachants, d’autres détestables, dans un contexte de prostitution, de drogue et de chantage, parmi lesquels les rôles féminins occupent l’avant-scène par leur force de caractère. Particulièrement l’héroïne, Alex, en quête de libération. Sans oublier un chien qui y joue un rôle important.

Avec un suspense qui met un peu de temps à se mettre en place, parfois freiné par des descriptions et des scènes qui auraient gagné à être ramenées à l’essentiel.

Par contre, il faut reconnaître de J H Roch a su créer une ambiance crédible qui correspond bien au cadre géographique où évoluent ses protagonistes. À souligner les niveaux de langage dans un village où anglophones et francophones se côtoient. Les conditions sociales, le fanatisme religieux, les comportements libertaires, les comportements entre les gens ordinaires et les plus riches… y sont habilement dépeints dans un milieu campagnard où tous les résidents se connaissent, de la quincaillerie au dépanneur en passant par le CLSC et l’église.

Un roman bien écrit, un rythme qui s’accélère dans la deuxième partie avec l’entrée en scène de l’enquêteur Greg Lauzon, des préoccupations sociales intégrées dans un récit habilement structuré.

Ce que j’ai aimé : La thématique du roman, la localisation géographique de l’histoire et le traitement du sujet sans pudeur de la part de l’auteure.

Ce que j’ai moins aimé : Quelques longueurs qui contribuent à ralentir le rythme.


Cote : ¶¶¶

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