La Maison des feuilles (Mark Z. Danielewski)


Mark Z. Danielewski. La Maison des feuilles. – Paris : Éditions Denoël, 2013. – 717 pages.

 


Roman fantastique

 

 



Résumé :

 

Will Navidson, un photoreporter qui vient d'avoir le prix Pulitzer, emménage dans une maison en Virginie avec sa compagne et leurs enfants. Ils s'aperçoivent bientôt que la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais manque bientôt de se perdre.

 

 

Commentaires :

 

J’ai mis plusieurs mois avant d’attaquer les 717 pages de ce pavé que je m’étais procuré après avoir entendu des commentaires dithyrambiques d’un critique littéraire à la seule émission québécoise « Plus on est de fous, plus on lit » (Société Radio-Canada) qui traite de littérature.

 

Un premier roman atypique aux narrateurs multiples, inclassable, qualifié d’expérience déroutante de lecture. Un texte culte qui a d’abord conquis un lectorat marginal sur Internet.

 

Avec son format, sa mise en page – certaines pages blanches, ou composées de quelques mots, de quelques lignes à la verticale, en angle voire en caractères inversés – qui a dû causer des maux de tête au graphiste et son style hors du commun. Sans parler des notes de bas de page envahissantes parfois complétées par des annotations explicatives qui contribuent plus qu’autrement à égarer le lecteur. Une conception visuelle associée dit-on aux épisodes d’agoraphobie et de claustrophobie vécus par les principaux personnages et aux événements inexplicables et inexpliqués qui alimentent le récit de nature fantastique.

 

Imaginez une maison dont la taille intérieure excède celle de l’extérieur, dotée d’un réduit qui se transforme en un couloir de quelques mètres qui prend de l’expansion sous forme de labyrinthe (à l’image du roman), de multiples pièces aux dimensions variables et de couloirs sombres et froids qui s’allongent sur plusieurs kilomètres au fur et à mesure qu’on s’y engouffre. Les différents narrateurs alimentent les composantes du récit à partir de leur point de vue.

 

Je ne saurais dire si j’aimé ou détesté ce roman. Du moins, j’en ai terminé la lecture non convaincu d’avoir compris les tenant et aboutissant de cet exploit de génie créatif qu'on qualifie de critique des explications scientifiques de certains phénomènes. Un travail d’écrivain de 12 ans qui, on ne sera pas surpris, a été refusé par la majorité des éditeurs qu’il avait approché. On l’est pour moins !

 

Si vous avez l’esprit d’aventure et le goût de vous faire entraîner dans une expérience absurde, La Maison des feuilles de l’auteur new-yorkais Marc Z. Danielewski, ex-ouvreur dans un cinéma, plombier, serveur... alimentera vos cauchemars kafkaïens.

  

 

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
****
Psychologie des personnages :
****
Intérêt/Émotion ressentie :
**
Appréciation générale :
**

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