Les ténèbres et la nuit (Michael Connelly)

Michael Connelly. Les ténèbres et la nuit. – Paris : Calmann-Levy, 2022. – 415 pages.

 



Polar

 

 


Résumé :

 

Alors que Los Angeles fête le passage à la nouvelle année, l’inspectrice Renée Ballard est appelée sur une banale scène de crime. Mais la victime, un garagiste endetté, n’a pas été tuée au hasard des festivités.

 

Ce meurtre est en effet lié à un autre, sur lequel a jadis travaillé l’illustre Harry Bosch, trop heureux de reprendre du service pour aider Ballard. D’autant plus que celle-ci a déjà fort à faire avec une enquête en parallèle qui la voit traquer un sinistre duo de criminels surnommés les « Hommes de minuit ».

 

Dans cette affaire, présent et passé se rejoignent et les monstres que Ballard et Bosch recherchent sont prêts à tout pour garder leurs secrets.

 

 

Commentaires :

 

Un 26e livre de la série Harry Bosch, le 4e de la série Renée Ballard, que j’ai beaucoup aimé. Difficile d’être déçu avec Michael Connelly, même si parfois certains ouvrages sont moins palpitants que d’autres. Le personnage légendaire de l’auteur, inspecteur à la retraite, est toujours présent mais il n’y joue qu’un rôle de soutien. À 71 ans, avec des cold case qu’il souhaiterait bien résoudre, Bosch forme avec Ballard un tandem intéressant, laissant toute la place à celle qui est en quelque sorte l’héritière de la fougue, de la ténacité et l’esprit d’insubordination de son mentor. Une excellente enquêtrice qui ne craint pas de prendre un grand nombre de libertés et de nombreux risques, malgré le désaccord de son collègue, et qui, on s’en doute, lui valent de sérieux ennuis avec ses collègues et ses supérieurs.

 

Un excellent suspense qui repose sur deux enquêtes parallèles avec une montée d’adrénaline dans les chapitres de la finale. Le bandeau qui orne la couverture de première annonce « Une nouvelle enquête de Bosch et Ballard », On devrait plutôt y lire « Une nouvelle enquête de Ballard et Bosch ».

 

Le genre polar se prêtant à la critique sociétale, Les ténèbres et la nuit, dont le titre est extrait d’un dialogue entre Bosch et Ballard à la page 311, n’y échappe pas avec les références à l’affaire George Floyd, à l’élection de Donald Trump, à la vaccination anti-COVID, à l’obligation de porter le masque de protection, à l’assaut du Capitole, aux failles du système judiciaire, au définancement de la police…

 

Comme dans tous ses romans, Michale Connelly nous fait voyager dans les différents quartiers de Los Angeles et sa banlieue, une cité où la criminalité est en hausse face à une désorganisation de plus en plus évidente du LAPD. Mais Renée Ballard monte la garde en s’inspirant des méthodes de Harry Bosch.

 

Le dernier chapitre ouvre la porte sur le prochain opus déjà disponible en anglais, probablement traduit en français au cours de l’année pour une sortie à l’automne 2023 : Desert Star. Le tandem travaillera ensemble pour chasser un tueur, la « baleine blanche » de Bosch, un homme responsable du meurtre de toute une famille. Je lui réserve déjà une place dans ma bibliothèque de polars.

 

Comme de nombreux ouvrages traduits, Les ténèbres et la nuit contient de nombreuses fautes typographiques. Plutôt étonnant pour une maison sérieuse comme Calmann-Levy !

 

 

Originalité/Choix du sujet : *****

Qualité littéraire : ****

Intrigue :  *****

Psychologie des personnages :  *****

Intérêt/Émotion ressentie :  *****

Appréciation générale : *****

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