Kukum (Michel Jean)

Michel Jean. – Kukum. – Montréal : Libre Expression, 2019. – 223 pages.

 



Roman

 

 






Résumé :

 

Ce roman raconte l'histoire d'Almanda Siméon, une orpheline amoureuse qui va partager la vie des Innus de Pekuakami. Elle apprendra l'existence nomade et la langue, et brisera les barrières imposées aux femmes autochtones. Relaté sur un ton intimiste, le parcours de cette femme exprime l'attachement aux valeurs ancestrales des Innus et le besoin de liberté qu'éprouvent les peuples nomades, encore aujourd'hui.

 

 

Commentaires :

 

Très touchante cette histoire d’Almanda Siméon qui nous fait découvrir les transformations de la vie traditionnelle à la « vie moderne » des Innus riverains du lac Saint-Jean (Pekuakami).

 

L’auteur, descendant de cette blanche, Irlandaise d’origine, mariée à Thomas Siméon, autochtone résident de Pointe Bleue (Masteuiash) et du Péribonka fait partager au lecteur les péripéties de la vie rude en forêt de ce clan familial : déplacements en canot, portages, installation du campement pour l’hiver, trappe et pêche pour la subsistance, chasse pour les peaux qu’on revendra à Pointe-Bleue au printemps. Tout un bagage de connaissances sur les coutumes, l’artisanat (panier en écorce de bouleau, perlage...), le tannage de peau...), la langue, la place de la nature a une place et le lien de respect entre les hommes et les animaux.

 

Sans oublier les impacts de la sédentarisation imposée et de l’envahissement des territoires par la modernité économique et destructrice de l’exploitation forestière, de la construction du chemin de fer, du développement urbain et même du tourisme, à la fin du XIXe siècle. Et ceux des pensionnats qui kidnappaient les enfants pour les envoyer à plusieurs kilomètres de chez eux avec pour objectif de les « désindianiser ».

 

Écrit malgré tout plutôt sur un ton optimiste, ce roman illustre comment Almanda Siméon a réussi à s’adapter à toutes ces contraintes par son courage de revendicatrice et son désir de liberté.

 

L’ouvrage contient quelques photos ainsi qu’une carte qui nous aide à localiser géographiquement les lieux mentionnés.

 

Une écriture simple, intimiste (on a l’impression d’accompagner physiquement les personnages)  et efficace. Un « page turner » qui nous entraîne dans un récit documenté d’une société tissée serrée qui a perdu ses points de repère traditionnels.

 

 

Originalité/Choix du sujet :
*****
Qualité littéraire :
*****
Intrigue :
*****
Psychologie des personnages :
*****
Intérêt/Émotion ressentie :
*****
Appréciation générale :
*****

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